Les forces de sécurité de la République démocratique du Congo sont accusées d’avoir fait un usage de la force lors de la manifestation organisée par par la Coalition 64 (C64), une plateforme de l’opposition le 12 juin dernier contre le projet de révision de la Constitution.
Ces accusations figurent dans un rapport de Human Rights Watch publié jeudi 9 juillet 2026. L’organisation affirme que les autorités n’ont pas assuré la protection des manifestants face aux agressions attribuées à des membres de la Force du Progrès.
Dans ce rapport, HRW affirme avoir documenté des blessures chez plus d’une dizaine de manifestants, parmi lesquels des responsables de l’opposition, dont Martin Fayulu, Delly Sesanga, Jean-Marc Kabund et Ados Ndombasi. La Commission nationale des droits de l’homme (CNDH) a par ailleurs fait état de l’arrestation de plusieurs dizaines de manifestants.
Human Rights Watch appelle les autorités congolaises à ouvrir une enquête indépendante afin d’établir les responsabilités et de traduire en justice les auteurs des violences.
La publication de ce rapport intervient au moment où la coalition C64 annonce une nouvelle manifestation, prévue le 22 juillet prochain.
Par Michael Lufungulo





