Environnement

Kalehe-Kalonge paralysé par les barrières illégales

Dans le territoire de kalehe, le groupement de kalonge vit dans une situation inquiétante marqué par la presence de vingt-sept barrières illégales. Loin d’assurer la sécurité, ces barrages se sont transformés en instruments de tracasseries, de violences et d’humiliations. La société civile force vive de kalonge dénonce une situation qui mine la vie sociale et économique des habitants.  

Les habitants racontent un climat de peur permanent. certains sont visités à leurs domiciles en pleine nuit, ciblés par des individus qui exigent de l’argent. Les commerçants, eux, doivent payer entre deux mille et dix mille francs congolais selon la quantité de marchandises transportées, les jeunes passagers sont brutalisés et contraints de s’acquitter de sommes arbitraires, quelle que soit leur destination,  même des personnalités locales sont publiquement insultées, signe d’un mépris croissant pour la dignité humaine.  

Les abus récents illustrent la gravité de la situatio,  à la barrière de butwashenge, basimika kampanda, un vieil homme de soixante-trois ans, a été blessé par balle pour avoir vendu une chèvre sans payer de taxe encore  illégale,  dans le même secteur, hélène maheshe, caissière de la société civile, a été extorquée de six cent mille francs congolais et de deux téléphones android. Ces violences montrent que les barrières ne sont plus de simples points de contrôle, mais des lieux de terreur.  

La société civile appelle les autorités locales, en particulier celles de walendo, à prendre leurs responsabilités, elle exige la suppression immédiate des barrières notamment celles situées à l’entrée du centre commercial de cifunzi, au grand marché de kalonge butwashenge, dans la plantation de chaminu et à la rivière lugululu.  

Si rien n’est fait, la société civile annonce qu’elle pourrait recourir à des actions citoyennes non violentes. une manière de rappeler que la population refuse de rester passive devant des pratiques qui étouffent son quotidien et freinent le développement du groupement de kalonge.

 

Rédaction 

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