À l’occasion de la Journée mondiale de l’environnement, célébrée le 5 juin de chaque année, Josué Aruna coordinateur de CBCS Network appelle à la mise en place de stratégies locales ainsi qu’à l’adoption de politiques publiques pour inverser la tendance de la dégradation environnementale qui affecte la province du sud kivu.
Selon lui, plusieurs pratiques humaines contribuent à cette situation, notamment la coupe des arbres, l’exploitation minière, l’urbanisation et autres, ont déjà des conséquences visibles sur la vie de la population. Elles favorisent entre autres l’insécurité alimentaire , les difficultés d’accès à l’eau, la sécheresse et la disparition progressive de certains cours d’eau.
Pour faire face à ces défis, Josué Aruna estime que les pratiques agroécologiques peuvent apporter des solutions concrètes. Il explique que ces méthodes permettent de mieux protéger les sols, les forêts et les ressources en eau grâce à une bonne gestion des terres, la restauration des espaces dégradés, l’association de l’agriculture à l’élevage et l’utilisation d’engrais organiques. Il insiste également sur l’importance de protéger les forêts communautaires.
Les zones de reboisement et les forêts naturelles doivent être surveillées et protégées avec la participation active des communautés locales. Il appelle les autorités à accompagner ces initiatives et à faire de la protection de l’environnement une priorité.
Josué Aruna souligne aussi la nécessité de mieux gérer les ressources en eau et de protéger les zones humides. À ses yeux, ces actions peuvent aider à reconstruire progressivement les écosystèmes dégradés et à préserver les ressources dont dépend la population.
Au-delà des initiatives locales, il plaide pour la mise en place d’une politique provinciale capable de renverser la tendance actuelle. Il propose notamment des programmes de restauration des paysages dégradés, de protection des forêts, de gestion durable des sols et des zones humides, ainsi que des mécanismes de financement local.
Pour lui, chaque entité décentralisée devrait intégrer la lutte contre le changement climatique dans ses plans de développement. Il estime que le soutien des autorités et du gouvernement local est indispensable pour permettre à ces stratégies de produire des résultats durables.
Par Michaël Lufungulo





