La ville de Bukavu a traversée une semaine noire marquée par une succession d’incendies meurtriers ayant coûté la vie à dix personnes, dont plusieurs enfants du 16 au 23 août 2026.
Selon les témoignages recueillis, cinq membres d’une même famille ont péri dans un incendie survenu sur l’avenue Georges Defour, dans le quartier Nkafu en commune de Kadutu. Trois autres victimes ont été enregistrées le samedi 22 août sur l’avenue Ikanda, quartier Nyalukemba en commune d’Ibanda. Quelques jours plus tôt, un enfant avait succombé aux flammes sur l’avenue Luziba, tandis qu’un autre, âgé de six ans, a trouvé la mort dans un incendie sur l’avenue Ruzizi 3, quartier Ndendere.
Au-delà du lourd bilan humain, le sinistre du dimanche 23 août sur l’avenue Nkafu a laissé plus de 200 ménages sans abri. Les rescapés vivent désormais dans des conditions précaires: sans toit, sans eau, sans latrines et souvent sans nourriture. Les enfants sinistrés risquent de ne pas pouvoir reprendre le chemin de l’école à l’ouverture de l’année scolaire 2026-2027.
Face à cette situation, l’acteur social David Cikuru appelle la population à la vigilance et à bannir les « anti‑valeurs». Il condamne les constructions anarchiques et plaide pour une véritable politique d’urbanisation de Bukavu. « Il est inconcevable qu’une ville jadis surnommée la verte ne dispose pas de routes secondaires permettant l’accès des camions anti‑incendie», déplore‑t‑il.
Cikuru plaide également aux autorités et organisations humanitaires d’ apporter une assistance urgente aux victimes, afin de leur éviter une détresse humanitaire qui s’aggrave de jour en jour.
David Balibonera





