Société

Bukavu: Préparatifs timides pour la rentrée scolaire

À quelques jours seulement de la rentrée scolaire prévue au tout début du mois de septembre 2026, l’ambiance sur les marchés de Bukavu n’a rien de la frénésie habituelle. Dans un contexte marqué par des tensions communautaires et une crise économique persistante, préparer cette nouvelle année scolaire représente un défi majeur pour de nombreuses familles et commerçants.

Ce constat a été fait par Life Infos mercredi 26 août 2026, lors d’une descente effectuée par son reporter sur l’axe Baba Chingazi. Dans différents marchés de la ville et celui de Baba Chingazi, les étalages sont remplis de fournitures scolaires, cahiers, sacs, souliers et uniformes. Pourtant, malgré la disponibilité de ces marchandises, les vendeurs et vendeuses se plaignent du manque de clients.

« Les marchandises sont là mais les clients ne sont pas visibles. Je ne sais pas si c’est un problème de manque d’argent ou autre chose », déclare Mwashiti Ebengo, vendeuse d’uniformes scolaires.

La même situation est observée chez les vendeurs de kits scolaires, qui s’inquiètent de la timidité des achats. Serge Kubali, commerçant, témoigne, « avant, à cette période, toutes mes marchandises étaient déjà écoulées. Aujourd’hui, tout est bloqué. Je ne sais pas si c’est à cause de la guerre ou au manque de volonté. »

Certains parents approchés par notre média ont affirmé être dans l’incapacité de réunir les moyens nécessaires pour offrir à leurs enfants ce dont ils ont besoin pour la rentrée scolaire.

Une mère de quatre enfants, qui a requis l’anonymat, confie, « tous mes enfants sont en âge scolaire. Je suis venue chez Baba Chingazi pour voir si je pouvais trouver quelques fournitures pour les deux plus grands. Les petits devront attendre, car trouver de l’argent est devenu très difficile. »

Face à cette situation préoccupante, vendeurs et parents lancent un cri d’alarme aux autorités politico-administratives. Ils plaident pour une amélioration des conditions de vie des habitants et pour le retour de la paix, afin que leurs activités commerciales et scolaires retrouvent leur dynamisme d’antan.

 

Par Nathalie Simbeko

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