Société

Suspension des activités académiques dans 11 universités : le MSCO dénonce une violation de la Constitution en RDC

Le Mouvement des sociétés civiles du Congo (MSCO) a dénoncé, ce mercredi 26 août 2026, la suspension des activités académiques dans 11 établissements publics d’enseignement supérieur situés dans les villes de Goma (Nord-Kivu) et Bukavu (Sud-Kivu), actuellement sous contrôle de l’AFC/M23.  

Dans un entretien accordé à la rédaction de LifeInfos ce mercredi 26 août, le président national a.i du MSCO, Dr Baraka Musombwa Joseph, a qualifié cette mesure de « violation grave » de la Constitution de la République démocratique du Congo (RDC). Il a cité les articles 42 à 45 de la Loi fondamentale du 18 février 2006, relatifs aux droits de la personne, aux libertés fondamentales, à la jeunesse, à l’éducation et à la culture.  

Le MSCO appelle la ministre de l’Enseignement supérieur, universitaire, de la Recherche scientifique et de l’Innovation, Sombo Ayanne Safi Mukuna Marie-Thérèse, à retirer son arrêté afin de « préserver l’avenir de la jeunesse congolaise ».  

L’arrêté ministériel, daté du 20 août 2026, suspend jusqu’à nouvel ordre les inscriptions, réinscriptions, enseignements, évaluations et délibérations dans les établissements concernés pour l’année académique 2026-2027. Le ministère invoque « la situation sécuritaire particulièrement préoccupante » dans les deux villes, affirmant vouloir garantir la sécurité des étudiants et du personnel ainsi que la régularité des titres académiques délivrés en RDC.  

À Goma, cinq établissements sont touchés : Université de Goma (UNIGOM), Institut supérieur de commerce (ISC-Goma), Institut supérieur des techniques médicales (ISTM-Goma), Institut supérieur des techniques appliquées (ISTA-Goma) et Institut supérieur pédagogique (ISP-Goma).  

À Bukavu, six institutions sont visées : Université officielle de Bukavu (UOB), Institut supérieur de commerce (ISC-Bukavu), Institut supérieur des techniques médicales (ISTM-Bukavu), Institut supérieur pédagogique (ISP-Bukavu), Institut supérieur de développement rural (ISDR-Bukavu) et Institut supérieur d’administration et de management (ISAM-Bukavu).  

L’arrêté prévoit toutefois une dérogation pour les étudiants finalistes de l’année académique 2025-2026. Ceux-ci sont autorisés à achever leur cursus dans des établissements publics ou privés légalement reconnus par la RDC.  

Le Gouvernement affirme suivre de près l’évolution de la situation sécuritaire et promet d’envisager la reprise des activités académiques dès que les conditions le permettront.

 

David BALIBONERA  

 

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