Environnement

Or Vert du Congo : la coordination plaide pour un soutien du Gouvernement auprès de Adolphe Muzito

Le Vice-Premier ministre, ministre du Budget, Adolphe Muzito, accompagné de son vice-ministre Élysée Bokumwana, a reçu lundi 13 octobre 2026 à Kinshasa, la délégation du programme « Or Vert du Congo », conduite par sa coordonnatrice nationale Fanny Tshisekedi. Au centre des échanges, la présentation du programme, son positionnement sur le marché agricole congolais et les pistes de soutien du Gouvernement.

À sa sortie d’audience, Fanny Tshisekedi a indiqué être venue expliquer la vision et les innovations portées par le programme. « Nous avons répondu à l’invitation du ministre du Budget pour expliquer plus longuement le programme, notre positionnement et les innovations que nous voulons apporter », a-t-elle déclaré.La force de « Or Vert du Congo », c’est son approche intégrée. Loin de se limiter à la production, le programme veut être le pont entre ceux qui cultivent et ceux qui vendent. « Le programme se veut être un point central entre les producteurs et les distributeurs », insiste la coordonnatrice.

A travers son partenaire d’exécution YOKANI GIE, le programme entend accompagner les maraîchers et les PME agricoles pour les connecter aux supermarchés, hôtels, restaurants et autres acheteurs. L’objectif  est de valoriser leur travail, sécuriser leurs débouchés et stabiliser leurs revenus. « Le minerai du sol » porté par Group Choice Holding Company, « Or Vert du Congo » porte un slogan fort « le minerai du sol ». Une façon de dire que la vraie richesse de la RDC n’est pas que dans son sous-sol, mais aussi dans ses terres.

Le programme vise quatre axes prioritaires,  promouvoir l’entrepreneuriat agricole chez les femmes et les jeunes, accroître la production locale, soutenir la transformation et réduire la dépendance aux importations alimentaires. Au-delà, il ambitionne de structurer un véritable écosystème où producteurs, distributeurs, investisseurs et pouvoirs publics travaillent en complémentarité, avec à la clé un meilleur accès au financement pour les exploitants.

Un plaidoyer, pas encore un financement

Cette rencontre au Centre financier de Kinshasa s’inscrit dans une démarche de plaidoyer institutionnel. Il s’agit de sensibiliser le Gouvernement à l’importance de l’investissement agricole et d’explorer les mécanismes d’accompagnement possibles.

À ce stade, aucun financement public n’a été accordé, ni aucune ligne budgétaire décidée. Les échanges ouvrent simplement un espace de dialogue, dans le respect des procédures. Le programme précise d’ailleurs qu’il entend travailler en complémentarité avec le ministère de l’Agriculture et de la Sécurité alimentaire, pour les orientations techniques du secteur. Reste désormais à transformer l’ambition en résultats concrets en améliorant les revenus des producteurs, créer des emplois et renforcer la sécurité alimentaire du pays.

 

Redaction

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