À Buhozi, village du groupement de Mudusa dans la chefferie de Kabare, la population vit une crise humanitaire sans précédent. Victimes de catastrophes naturelles qui ont emporté leurs maisons, les habitants se retrouvent déplacés et plongés dans une détresse profonde. À la veille de la rentrée scolaire prévue le 02 septembre, les enfants sont en grande difficulté et risquent de ne pas reprendre le chemin de l’école.
Lors d’un entretien avec votre redaction, les victimes dénoncent le manque de fournitures scolaires. Sans cahiers, uniformes ni stylos, les enfants sont contraints d’abandonner leurs études. « Ces enfants ne peuvent plus étudier. Ils n’ont rien pour écrire ni pour s’habiller correctement », explique Héritier Mongane, porte-parole et secrétaire des victimes. Cette situation dramatique illustre le sort de nombreux enfants de l’Est de la RDC, où l’éducation devient un luxe inaccessible dans un contexte marqué par les conflits armés et les catastrophes naturelles.
Les parents, eux, sont totalement perturbés par les problèmes qu’ils affrontent. Leurs maisons ont été détruites, et trouver un logement ou payer un loyer est devenu un casse-tête. Assurer la nourriture quotidienne dans cette saison difficile est un défi permanent. À cela s’ajoute l’absence d’accès aux soins médicaux, aggravée par l’arrivée de nouveaux déplacés de guerre qui viennent grossir les rangs des sinistrés. Dans ce climat de précarité, l’éducation des enfants passe au second plan, alors qu’elle devrait être une priorité pour reconstruire l’avenir.

La situation de Buhozi reflète une réalité plus large dans l’Est du pays. Les conflits armés, les déplacements massifs de populations et les catastrophes naturelles fragilisent l’accès à l’éducation. Des milliers d’enfants sont exposés au risque de déscolarisation, ce qui compromet leur avenir et accentue les inégalités. Les écoles, souvent détruites ou transformées en refuges pour déplacés, ne peuvent plus accueillir les élèves dans des conditions normales.
Face à cette situation, les victimes lancent un cri d’alarme aux autorités et aux leaders communautaires. Elles demandent un soutien urgent, notamment en kits scolaires, afin de permettre aux enfants de reprendre leurs études et de préserver leur droit fondamental à l’éducation. « Magumu iko mingi », résume Héritier Mongane en swahili, pour dire que les difficultés sont immenses. Mais malgré tout, les familles espèrent que la solidarité nationale et internationale peut alléger leur souffrance et donner une chance à leurs enfants de retrouver le chemin de l’école dès le 02 septembre.
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