Un éboulement a été signalé dans le site minier de Kahurizi, situé dans le périmètre d’exploitation PE4731, en territoire de Masisi. Selon les informations publiées sur le site du ministère des Mines, plus de 120 personnes ont perdu la vie, plongeant la zone de Rubaya dans un deuil profond.
Parmi les victimes figurent des enfants mineurs, des femmes et de nombreux exploitants artisanaux. La société civile locale, citée par le ministère, parle d’un « deuil total » dans la région. Les opérations de secours, menées par des volontaires et des mineurs artisanaux, se poursuivent dans l’espoir de retrouver des survivants sous les décombres.
Le drame s’est produit dans une zone sous l’influence d’un mouvement armé, où la loi minière congolaise et les normes de sécurité ne sont pas appliquées. Cette absence d’encadrement transforme régulièrement ces gisements stratégiques riches en coltan et en cassitérite en véritables pièges mortels. Les éboulements y sont fréquents, surtout en saison pluvieuse, aggravés par des techniques d’extraction rudimentaires et l’absence de mécanismes de prévention.
Cette catastrophe remet au premier plan la problématique de l’exploitation minière anarchique dans le Nord-Kivu. Les autorités nationales, à travers le ministère des Mines, soulignent la nécessité urgente de renforcer la présence de l’État et d’imposer des normes de sécurité afin de protéger les communautés locales et les travailleurs.
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