Dans plusieurs provinces de la République démocratique du Congo, de Kinshasa à Lubumbashi en passant par Bukavu (Sud-Kivu) et Kisangani, les caniveaux censés protéger les villes contre les inondations sont régulièrement obstrués par des déchets ménagers, plastiques et gravats. Ce phénomène, devenu banal, expose les populations à des risques sanitaires, environnementaux et économiques graves.
À Kinshasa, les pluies transforment certains quartiers en véritables marécages. À Lubumbashi, les routes se dégradent rapidement sous l’effet des eaux stagnantes. À Bukavu, les glissements de terrain sont accentués par l’absence d’évacuation des eaux. Partout, les habitants paient le prix, maisons fragilisées, commerces paralysés, maladies en recrudescence.
L’obstruction des caniveaux est un fléau qui menace directement la sécurité et la santé des citoyens. Les gouvernements provinciaux et les municipalités doivent mettre en place des dispositions pratiques et durables, notamment le renforcement de la gestion des déchets et installation de poubelles publiques, sanctionner ceux qui transforment ces infrastructures en dépotoirs, mais aussi organiser des campagnes de sensibilisation continues, adaptées à chaque ville.
La population appelée à l’action
Mais la responsabilité ne repose pas uniquement sur les autorités. Les citoyens doivent aussi s’impliquer activement. Les travaux communautaires de Salongo doivent redevenir un réflexe collectif. Nettoyer les caniveaux, participer aux journées de salubrité et adopter des comportements responsables sont des gestes simples mais essentiels pour préserver nos villes.
Un appel à la conscience collective
Protéger les caniveaux, c’est protéger nos routes, nos maisons, nos enfants et notre avenir. Les autorités doivent agir avec fermeté et efficacité, et la population doit répondre par l’engagement. Car sans une mobilisation commune, ce fléau continuera de miner nos villes et de fragiliser notre développement.
Rédaction





