Des affrontements opposent depuis ce mardi matin 20 octobre les combattants du Front pour la Refondation de la Nation (FRN) à la coalition FARDC-Wazalendo dans le groupement d’Itara-Luvungi, en territoire d’Uvira. Selon plusieurs sources locales jointes par notre rédaction, les combats se concentrent depuis tôt ce matin sur l’axe montagneux au nord-ouest de Katogota, précisément dans les villages de Muhungu, Birayi, Ndagereka et Matale.
Les détonations d’armes lourdes et légères, entendues jusque dans la plaine, ont provoqué une psychose généralisée. Par crainte d’être pris entre deux feux, des centaines de familles ont fui leurs villages. Le mouvement de panique s’est rapidement propagé aux villages voisins de Munanira, Lubarika, Rupango, Bwigala et dans plusieurs autres localités de la plaine de la Ruzizi. Conséquence directe : toutes les activités sont à l’arrêt.
À Lubarika, Luvungi et même à Kamanyola, à plus de 15 kilomètres de la zone des combats, les écoles ont renvoyé les élèves à la maison par mesure de précaution. Sur la route Kamanyola – Katogota, des agriculteurs qui se rendaient aux champs ont été contraints de rebrousser chemin. Ces nouveaux affrontements interviennent alors que la zone reste sous haute tension depuis plus d’une semaine.
Des combats sont régulièrement signalés depuis huit jours à Kaziba et à Miti Mbili, sur le même axe. Pour l’heure, aucun bilan humain ou matériel n’est disponible. Les autorités militaires n’ont pas encore communiqué. Les acteurs humanitaires, eux, suivent la situation avec inquiétude et craignent un nouveau mouvement de déplacés dans la plaine de la Ruzizi, déjà saturée.
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