Ils ont entre 6 et 12 ans. Ils veulent apprendre. Mais chaque matin, sur le chemin de l’école, c’est la faim qui les accompagne.
Pour cette année scolaire 2026, la situation est devenue critique pour des centaines d’écoliers du groupement de Mbinga-Nord, en territoire de Kalehe au Sud-Kivu. L’alerte est lancée par Benjamin Mungazi, président de la Nouvelle Société Civile de Kalehe.
Dans les écoles primaires Nuru, Sanzi, Bulagizi, Mukwidja, Meje ou encore Gloria, le constat est amer, « beaucoup d’entre eux arrivent à l’école sans avoir rien mis sous la dent le matin. Ils ont passé la nuit sans manger. Ils ne résistent pas toute la journée en classe », témoigne Benjamin Mungazi, après une tournée dans les écoles.
Comment suivre un cours quand on a faim ? Comment se concentrer quand on a honte de ne pas avoir d’uniforme comme les autres ?
Derrière ces enfants, ce sont des familles entières qui sombrent. Dans les villages de Muganzo, Mukwidja, Kabugizi, Kiniezire, Karango, Nyabwimba, Mweha, Kalangala 1 et 2, Kazo, Makengere ou Nyamasasa, les parents n’ont plus les moyens d’assurer le minimum vital.
La Nouvelle Société Civile lance un cri, elle appelle les personnes de bonne volonté, le gouvernement, les ONG humanitaires et toutes les autres à voler au secours de ces écoliers.
Le besoin est urgent, des uniformes, des fournitures scolaires, mais surtout de quoi manger. Une aide en vivres, non-vivres ou en cash pourrait redonner à ces familles un peu de dignité et permettre à ces enfants de rester à l’école, au lieu de l’abandonner pour chercher de quoi survivre.
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