Le congrès « Un bassin, une vision » a débuté ce lundi 9 mars en République Démocratique du Congo. Pendant quatre jours, des leaders autochtones, des responsables politiques et des partenaires venus du bassin du Congo et d’ailleurs se réunissent pour préparer une feuille de route commune. Leur objectif, défendre les droits fonciers des communautés et protéger les forêts d’ici 2030.
Organisé par le consortium RRI, CLARIFY et le REPALEAC, ce rendez-vous marque une étape importante pour la gestion des forêts en Afrique centrale. Comme l’explique Patrick Kipalu, directeur des programmes Afrique de RRI, « Nous voulons renforcer la voix des communautés et montrer que leurs droits fonciers sont essentiels pour préserver la biodiversité et lutter contre le changement climatique. »
Deux grands travails, échanger des informations pour mieux comprendre la réalité sur le terrain. Et partager des bonnes pratiques inspirées de la RDC, du Rwanda, du Burundi, du Cameroun, du Gabon et de la RCA.
Ces échanges doivent servir à convaincre les investisseurs que la gestion communautaire des forêts est efficace. Les organisateurs comptent porter ce message auprès de grands fonds internationaux, comme le Fonds Vert pour le Climat.
Le congrès ne se limite pas à l’Afrique centrale. Les discussions incluent aussi les droits des communautés autochtones en Amérique latine et en Asie. L’idée est de renforcer la coopération entre organisations locales et donateurs internationaux pour construire des stratégies solides après la COP30.
Le REPALEAC présentera une vision collective pour 2030, basée sur trois piliers, la reconnaissance légale des droits des communautés, la protection durable de l’environnement et une gouvernance inclusive.
En mettant les communautés locales au centre, ce congrès veut transformer les promesses de conservation en résultats concrets, bénéfiques à la fois pour les populations et pour la planète.
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