La République Démocratique du Congo fait face à une aggravation de l’épidémie de maladie à virus Ebola-Bundibugyo, qui continue de se propager dans plusieurs provinces. Selon le dernier rapport du COUSP, publié le 11 juillet, 43 nouveaux cas confirmés et 24 décès ont été enregistrés en seulement 24 heures. Le cumul atteint désormais 1 873 cas confirmés et 672 décès, soit un taux de létalité de 35,9%.
L’Ituri reste l’épicentre de la crise, concentrant 91% des cas et 86% des décès, avec les zones de santé de Bunia, Rwampara et Mongbwalu particulièrement touchées. Pour la première fois, le Haut-Uélé et la Tshopo apparaissent dans le décompte officiel, portant à cinq le nombre de provinces concernées. Toutefois, les cas recensés dans ces nouvelles zones demeurent épidémiologiquement liés à l’épicentre de Nia-Nia, en Ituri.
Le rapport du COUSP parle des plusieurs obstacles critiques. Le suivi des contacts reste insuffisant, avec un taux de 71,7%, loin de l’objectif fixé à 95%. Les centres de traitement du Nord-Kivu sont saturés, affichant un taux d’occupation de 135%, ce qui dépasse largement leurs capacités. La riposte souffre d’un déficit de financement estimé à 20 millions de dollars, compromettant l’efficacité des interventions sanitaires.
Face à cette situation, les autorités sanitaires et leurs partenaires internationaux appellent à un renforcement urgent des moyens logistiques et financiers. La coordination interprovinciale et la mobilisation communautaire apparaissent comme des leviers essentiels pour contenir la propagation et réduire la mortalité.
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