Environnement

Lubumbashi : Un incendie ravage le centre hospitalier de la prison centrale de Kasapa

Un incendie s’est déclaré dans la matinée du jeudi à la prison centrale de Kasapa, située dans la commune annexe de Lubumbashi. Le sinistre, dont l’origine serait liée à une défaillance électrique, a entièrement détruit le centre hospitalier de l’établissement pénitentiaire, plongeant le site dans un paysage de désolation.  

Selon plusieurs témoins, les flammes se sont propagées à une vitesse fulgurante, réduisant en cendres les salles de consultation, la pharmacie, le matériel médical ainsi que les archives. Détenus et agents pénitentiaires, pris de panique, ont tenté en vain de contenir le feu avant l’arrivée tardive des secours.  

Si aucune perte en vies humaines n’a été enregistrée, un soulagement pour les familles et l’administration pénitentiaire, l’incendie laisse derrière lui une crise sanitaire majeure. La prison se retrouve désormais privée de son unique structure de soins, dans un contexte déjà marqué par la surpopulation et des conditions de détention difficiles. Les détenus malades ou blessés devront être transférés vers des structures extérieures, ce qui risque d’entraîner des retards de prise en charge et d’exposer les prisonniers à des risques supplémentaires.  

Les autorités locales et provinciales sont attendues sur le site afin d’évaluer l’ampleur des dégâts et proposer des mesures d’urgence. Une enquête devrait être ouverte pour déterminer les causes exactes du sinistre et situer les responsabilités. Parallèlement, plusieurs voix s’élèvent pour réclamer la réhabilitation rapide du centre hospitalier, jugée indispensable pour garantir la dignité et les droits fondamentaux des personnes privées de liberté.  

Cet incident remet au premier plan la question des conditions de vie et de santé dans les prisons de la République démocratique du Congo. Il interpelle les autorités sur la nécessité d’actions concrètes pour améliorer la prise en charge sanitaire et assurer le respect des droits humains dans les milieux carcéraux.

 

Rédaction 

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