Société

Kasenyi : la crise de l’eau potable accentue la détresse des déplacés

La situation humanitaire au site des personnes déplacées de Kasenyi, dans le territoire d’Irumu, continue de se dégrader. L’accès à l’eau potable devient de plus en plus critique, exposant des milliers de familles à de graves risques sanitaires.

En début de semaine, le président du site, Muno Jari Jacques, a tiré la sonnette d’alarme lors d’un échange avec nos confrères de La Voix de l’Ituri. Selon lui, les déplacés rencontrent d’énormes difficultés pour obtenir de l’eau, ressource vitale à la survie humaine.

Les quelques robinets disponibles ne suffisent plus à répondre aux besoins croissants de la population.  « L’eau, c’est la vie. Dans le corps humain, elle représente près de 75 %. Nous alertons les humanitaires pour nous venir en aide », a-t-il plaidé.

Une pression accrue sur les rares points d’eau

Les points d’approvisionnement existants desservent à la fois les déplacés et les communautés environnantes, ce qui accentue la pression et aggrave la pénurie quotidienne. Cette situation rend l’accès à l’eau encore plus difficile et fragilise davantage les conditions de vie des familles déplacées.

Face à cette urgence, le responsable du site appelle les organisations humanitaires et les partenaires à intervenir rapidement. Il recommande notamment l’installation de nouveaux forages ou de points d’approvisionnement en eau afin de soulager ces populations déjà vulnérables.

Ces derniers jours, les déplacés de Kasenyi sont confrontés à de multiples défis humanitaires, sanitaires et sociaux. Sans une intervention rapide, la crise de l’eau pourrait entraîner des conséquences graves, notamment la propagation de maladies hydriques, aggravant ainsi la détresse des familles.

 

Rédaction 

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Bouton retour en haut de la page