Environnement

Journée Mondiale des Gorilles : Favoriser l’accès local et restaurer le PNKB pour l’écotourisme de demain

À l’occasion de la Journée Mondiale des Gorilles, les acteurs de la conservation se mobilisent autour d’une priorité partagée, protéger la biodiversité aujourd’hui dans l’unité pour bâtir l’écotourisme de demain. Au cœur des échanges, deux enjeux majeurs retiennent l’attention : la fréquentation du Parc National de Kahuzi-Biega (PNKB) par les citoyens congolais et les défis scientifiques liés à la restauration de son couloir écologique.

Face aux interrogations sur l’accessibilité du parc aux nationaux une question soulevée avec insistance par M. Isaac Musharamina , la direction du site a tenu à apporter des éclaircissements majeurs.

Contrairement aux idées reçues, les Congolais constituent la majorité des visiteurs du PNKB. Le Directeur Chef de site, M. Arthur Kalonji Mulamayi, a souligné l’impact des grilles tarifaires préférentielles spécialement conçues pour encourager l’écotourisme national. Chaque année, des centaines d’élèves, d’étudiants et de résidents locaux arpentent les sentiers du parc pour observer la faune et la flore, démontrant un attachement grandissant des communautés locales envers leur patrimoine naturel.

Le couloir écologique : entre défis de reforestation et régénération assistée

L’avenir de l’écotourisme repose également sur l’intégrité des habitats naturels, notamment le couloir écologique reliant la haute et la basse altitude du parc. Interpellé par M. Justin Mwamba sur la possibilité de reboiser cette zone stratégique fortement touchée par la déforestation depuis 2001, le panel d’experts a apporté une analyse scientifique rigoureuse.

La restauration de cette zone s’avère complexe. Les dynamiques de reforestation artificielle diffèrent considérablement des processus de régénération naturelle. Selon les études menées par l’organisation Primate Expertise, la zone dégradée présente des espaces où la végétation se réinstalle spontanément et d’autres nécessitant une régénération assistée.

Bien que la complémentarité entre reboisement actif et régénération naturelle reste un défi technique, les experts s’accordent sur un point essentiel : la priorité absolue réside dans la réduction drastique des pressions et des menaces anthropiques. C’est à ce prix que l’écosystème pourra recouvrer son équilibre et offrir aux générations futures un cadre écotouristique durable.

 

De Kahuzi Biega fm 

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Bouton retour en haut de la page