Le Réseau des Agripreneurs pour le Développement du Congo (RADC) a été reçu mercredi 24 septembre par le Ministère du Commerce Extérieur. Au cœur des échanges la compétitivité et l’accès aux marchés des produits agro-industriels congolais. C’est le Directeur de Cabinet du Ministre du Commerce Extérieur qui a reçu la délégation du RADC. S’en est suivi une séance de travail technique avec la Conseillère juridique et le Conseiller en charge de l’agriculture du Ministère.
L’objectif de la rencontre était de mener un plaidoyer pour la mise en place d’un partenariat opérationnel entre le Ministère et le RADC afin d’accroître la compétitivité, la visibilité et l’accès aux marchés des produits agro-industriels congolais. A cette occasion, le Réseau des Agripreneurs pour le Développement du Congo RADC a officiellement présenté son programme phare, MFUKO RDC EXPORT. Un projet qui vise à promouvoir les produits finis, à encourager l’innovation agroalimentaire du Made in Congo et à faciliter l’accès de ces produits aux marchés régionaux et internationaux.
Des défis majeurs qui freinent les exportations
Dans son mémorandum, le RADC a dressé un tableau des obstacles qui étouffent les PME agroalimentaires congolaises. Le Réseau pointe notamment l’accès insuffisant à l’information commerciale sur les opportunités d’exportation, les appels d’offres ou les exigences des marchés, la faible préparation à l’export des entreprises qui maîtrisent peu les normes, l’étiquetage, le packaging et les procédures douanières, ainsi que les difficultés de certification et de conformité.
A cela s’ajoutent les coûts logistiques élevés et les tracasseries aux frontières, l’accès limité au financement commercial et la très faible visibilité des produits congolais dans les foires et rencontres B2B internationales.
Face à ces blocages, le RADC demande au Ministère de simplifier le processus d’exportation en appliquant efficacement le principe du guichet unique et en évitant d’exiger des autorisations supplémentaires. Il plaide pour une harmonisation des tarifs à l’exportation avec ceux des pays voisins afin de rendre les produits congolais plus compétitifs et de décourager la fraude.
Le RADC demande également de « donner un passeport à nos produits ». Le fretin, la farine de manioc ou encore l’huile de palme restent bloqués faute de certification. Le Réseau sollicite ainsi l’octroi rapide d’une certification de conformité par l’OCC, l’accélération du processus de labellisation et de marquage, ainsi que l’homologation de tous les laboratoires de l’OCC selon les normes internationales ISO/IEC 17025.
Mais également d’assurer une véritable connexion des produits congolais aux marchés régionaux et internationaux via l’EAC, la CEEAC, la ZLECAF, le COMESA, la SADC et l’AGOA, et interconnecter le corridor Vert, Central, Nord et Lobito pour acheminer les produits à moindre coût et dans des délais courts. Il sollicite le financement de la participation des agripreneurs congolais aux foires internationales.
En contrepartie de cet accompagnement sollicité, le RADC s’engage à identifier de manière transparente les entreprises membres réellement actives et prêtes à exporter, à collecter et transmettre les informations sur les produits et les capacités de production, à mobiliser ses membres pour les formations et missions, et à assurer le suivi des entreprises accompagnées. Les résultats attendus sont avantageux aux PME , qui seront préparées à exporter, à une meilleure conformité des produits locaux, à un accès accru aux acheteurs, à une augmentation des ventes interprovinciales et internationales, à la création d’emplois pour les jeunes et les femmes, et à une contribution efficace.
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