A l’assemblée nationale vendredi 16 octobre 2026, les députés nationaux ont déclaré recevables deux propositions de loi majeures, l’une sur l’organisation et le fonctionnement des services publics, l’autre sur l’hygiène en République démocratique du Congo. À l’issue d’un débat général nourri, les deux textes ont été envoyés en commission pour un examen approfondi.
Le premier texte, défendu par le député national Jean Baleke Mugabo, vise à toiletter la loi organique n°16-001 du 3 mai 2016 fixant l’organisation et le fonctionnement des services publics du pouvoir central, des provinces et des ETD. L’objectif affiché est clair, mettre fin à la lourdeur administrative et rapprocher l’administration du citoyen.
La proposition veut renforcer la transparence, l’impartialité, l’égalité de traitement et surtout la qualité des services rendus à la population. Après débat, ce texte a été confié à la Commission Politique, Administrative et Juridique (PAJ) pour approfondissement. Le second texte, plus volumineux et tout aussi stratégique, porte sur l’hygiène publique. Porté par un collectif de députés dont Katembo Thaddée, Kambale Alexandre, Jacques Safari, Jean-Marc Mambidi et Bienvenue Mangoza, il compte huit titres et 231 articles.
Dans un pays où l’insalubrité reste l’une des premières causes de maladies, cette loi veut doter la RDC d’un cadre légal moderne en matière d’hygiène et de salubrité, renforcer la prévention des épidémies et mieux protéger la santé des Congolais. Il a été envoyé à la commission mixte Affaires Sociales et Culturelles et Environnement, Ressources Naturelles et Tourisme. Les deux commissions ont sept jours pour enrichir les textes et proposer des amendements.
Clôturant la plénière, le Président de l’Assemblée nationale, l’honorable Aimé Boji Sangara, a salué l’initiative des auteurs. S’agissant particulièrement de la loi sur l’hygiène, le speaker de la chambre basse a insisté sur son caractère transversal. Il a appelé les élus à veiller, lors de l’examen en commission, à une répartition claire des compétences entre les institutions et à la cohérence du texte avec les lois déjà en vigueur, afin d’éviter tout chevauchement et conflit institutionnel. Deux chantiers législatifs qui, s’ils aboutissent, pourraient changer le quotidien administratif et sanitaire des Congolais.
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