Les ambassadeurs et ambassadrices de l’environnement de l’Institut de Bagira ont bénéficié d’une formation sur les enjeux liés à la protection de l’environnement. L’objectif est de les encourager à s’impliquer activement dans des actions écologiques au sein de leurs communautés.
Cette activité a été organisée par les quatre blocs porteurs de l’initiative Bukavu Ville Verte, dans le cadre du Programme Mois Vert, en partenariat avec le Centre Culturel Kwetu Art (ECKA). Bien que le Mois Vert ait pris fin en mars, cette séance de sensibilisation s’inscrit dans la continuité des actions menées, explique Sylvie Nabintu, point focal média.

Selon elle, cette rencontre visait les élèves de l’Institut de Bagira, déjà désignés comme ambassadeurs de l’environnement. « Nous sommes convaincus qu’après cette séance, ces élèves partageront les enseignements reçus avec leurs camarades absents et diffuseront largement le message dans leurs communautés. Nous voulons initier les enfants dans cette dynamique, car ce que nous faisons aujourd’hui, c’est pour la génération future », a-t-elle déclaré, remerciant la Coopération Suisse pour son appui à l’initiative Bukavu Ville Verte.
L’intervenant principal, M. Peter Hamuli, a rappelé les principales causes de la destruction de l’environnement entre autres la mauvaise gestion des déchets, l’urbanisation anarchique, le manque d’éducation environnementale et faible application des lois. Ces facteurs entraînent la dégradation du milieu, la pollution du lac Kivu et l’augmentation des maladies liées à l’insalubrité.

Pour y remédier, il a insisté sur la nécessité d’une conscientisation collective, impliquant la communauté, les décideurs et tous les acteurs concernés, afin de favoriser un changement de comportement durable.
Présente à l’activité, Jeannette Bazibuhe, cheffe de programme Uwezo Afrika, a exhorté les élèves à mettre en pratique les enseignements reçus pour impulser un changement positif. De son côté, David, représentant du directeur du Centre Culturel ECKA, a rappelé que « les élèves sont des pépinières » et les a invités à une prise de conscience accrue. Constance, au nom de la Coopération Suisse, a salué l’initiative.

Appolinaire Kamana, représentant du sous-proved de la sous-province éducationnelle Bukavu 3, s’est dit satisfait et a recommandé que ce type d’activités soit intensifié dans d’autres sous-provinces et écoles de la commune de Bagira.
La séance s’est clôturée par une action concrète, les élèves, guidés par leur enseignant Sango Ngngo, professeur d’agriculture à l’Institut, ont procédé à la mise en terre de quelques sur les 200 plantules qui seront mise en terre dans l’enclos du Centre ECKA. Ce geste symbolique marque la première phase d’un projet de reboisement qui vise à renforcer la conscience écologique des jeunes.
Par la Redaction





