La réunion de coordination de la riposte à la Maladie à Virus Ebola (MVE), tenue mercredi 27 mai 2026 sous la modération du Dr Freddy Ndongonzi, dans l’objectif d’harmoniser les interventions, suivre les recommandations antérieures et actualiser la situation épidémiologique.
Elle a également permis de consolider la dynamique multisectorielle engagée dans la lutte contre la MVE, tout en mettant en lumière les défis liés à la prévention communautaire et à la logistique. Les autorités sanitaires provinciales et les partenaires ont réaffirmé leur engagement à renforcer la résilience du système de santé.
Principales recommandations
Plan de réponse, pour accélérer la mise à disposition par la Division Provinciale de la Santé afin améliorer l’engagement des partenaires. En ce qui concerne la gestion des alertes, il faudra assurer une traçabilité rigoureuse des cas suspects, notamment celui d’un étudiant identifié dans la communauté.
En ce concerne les points d’entrée, il a été recommandé de réactiver les dispositifs de contrôle sanitaire avec dotation en thermo flash et kits de lavage des mains. Et au sujet de la prévention communautaire, il a été dit qu’il faudra intensifier la sensibilisation dans les marchés et lieux de culte.
Situation épidémiologique (au 26 mai 2026)
Les données présentées montrent que quatre (4) nouvelles alertes ont été enregistrées dans les zones de santé d’Ibanda, Kadutu, Nyangezi et Miti-Murhesa, portant le cumul à dix-huit. Vingt-deux (22) cas suspects ont été identifiés dans plusieurs zones, dont un cas confirmé à Miti-Murhesa. Un(1) décès suspect a été signalé à Shabunda. Cent huit contacts (108) ont été listés, avec quatre-vingt-deux(82) suivis activement. Ces chiffres traduisent une vigilance accrue mais aussi la nécessité de renforcer la traçabilité et le suivi.
La surveillance aux frontières reste un axe majeur de la riposte. Au total, 22 692 voyageurs ont été contrôlés aux postes de Ruzizi 1 et 2 ainsi qu’à Kazingo. Parmi eux, 96 voyageurs internationaux ont été soumis aux mesures d’hygiène, illustrant l’importance du contrôle des flux pour limiter la propagation du virus.
Sur le plan sectoriel, des actions concrètes ont été engagées. Des opérations de désinfection sont en cours à Lwiro et à l’Université Officielle de Bukavu. Le centre de santé de Kahungu a été fermé temporairement pour une durée de 21 jours afin de permettre la désinfection et le suivi des contacts. Une innovation a marqué la rencontre avec la présentation du logiciel Munganga, conçu pour améliorer la surveillance et la gestion des données épidémiologiques.
La réunion a également permis de passer en revue d’autres situations sanitaires préoccupantes. Le choléra a enregistré 285 cas sans décès, la rougeole 1 520 cas avec 17 décès, la Mpox 100 cas sans décès, la pneumonie 6 567 cas et le paludisme trois décès. Des cas sporadiques de méningite, diarrhée et autres maladies à virus ont également été signalés, rappelant la complexité du paysage sanitaire dans la province.
Sur le plan institutionnel, la riposte se distingue par un renforcement de la surveillance épidémiologique, une réactivité accrue face à la MVE et à la rougeole, ainsi qu’une coordination multisectorielle efficace. Ces efforts contribuent à limiter la létalité et à consolider la résilience du système de santé. La rencontre s’est clôturée par une visite de terrain au Laboratoire provincial de Biologie Moléculaire de Bukavu, qui a permis d’évaluer la formation des techniciens dans le cadre du renforcement des capacités.
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