Les médias jouent un rôle central dans la construction de la paix et plus particulièrement dans le processus de dialogue. C’est le message porté par Agnès Sadiki, coordinatrice de l’ASBL Tous pour le Genre, le Développement et la Paix TGDP, ancienne ministre et professionnelle des médias, lors de la conférence débat organisée le 30 septembre 2026 par la Coalition des Femmes Africaines Médiatrices pour la Paix CFAMP.
Pour elle, les médias jouent un grand rôle dans tout ce qui est fait dans la communauté, mais encore plus dans le dialogue, car dialoguer c’est aussi la façon dont on entre en communication, en relation avec l’autre.« le dialogue est une valeur africaine. Tout tourne autour de la table. Avant l’homme blanc, il y avait des conflits, des problèmes qui nécessitaient d’être résolus au niveau communautaire, voire au niveau du pays, et cela se faisait à travers le dialogue », a-t-elle rappelé.
Dans le contexte actuel de la RDC, les médias jouent un rôle déterminant, a insisté Agnès Sadiki. Ils sont ceux qui véhiculent à travers leurs canaux le vrai message, le message qui a trait à la paix et à la réconciliation. Mais pas de réconciliation sans vérité.« la vérité doit être de mise du côté des médias, qui ont le rôle de véhiculer le vrai message, la vraie communication de la paix », a-t-elle souligné
Abordant le rôle de la femme dans la recherche de la paix et dans le dialogue projeté en RDC, Agnès Sadiki a indiqué que le message de la femme du Sud-Kivu est d’aboutir à une paix positive et durable. Si l’on regarde les expériences du passé, explique-t-elle, on peut distinguer ce qu’elle appelle la paix négative et la paix positive.
La paix négative, c’est ce slogan que l’on a toujours entendu, « la situation est relativement calme ». C’est-à-dire une paix relative, qui n’est pas durable. Tandis qu’une paix positive et durable, c’est celle qui se construit de la base jusqu’au sommet.« Même au niveau de la base, les communautés sont déchirées, la méfiance s’est installée et il faut reconstruire la confiance entre les communautés pour arriver à une paix durable, favorable pour tous », a conclu Agnès Sadiki.
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