Santé

Kinshasa : MSF confie la lutte contre le VIH et la tuberculose aux autorités sanitaires

Après cinq années d’intervention dans la zone de santé de Byela, à Kinshasa, Médecins Sans Frontières (MSF) met fin à ses activités de prise en charge du VIH/tuberculose et confie désormais la continuité des services aux autorités sanitaires locales.

Ce projet a permis d’élargir considérablement l’accès au dépistage, au traitement et au suivi des patients, tout en renforçant les capacités du système de santé congolais. MSF a également favorisé une prise en charge précoce au niveau des structures de soins primaires et secondaires, contribuant à une meilleure décentralisation des services.

470 patients infectés par le VIH ont été pris en charge, 200 patients tuberculeux ont bénéficié de soins adaptés, 25 428 consultations de suivi ont été réalisées,133 professionnels de santé et 210 acteurs communautaires ont été formés pour assurer la continuité des activités. Ces formations ont porté sur le dépistage, l’initiation des traitements antirétroviraux (ARV), la prise en charge des infections opportunistes et la collecte de données sanitaires.

Le docteur Gisèle Mucinya, coordinatrice médicale de MSF à Kinshasa, souligne que l’organisation a poussé pour une prise en charge holistique, incluant les dimensions médicales, sociales et psychologiques.« L’objectif est de dépister et de traiter précocement les personnes vivant avec le VIH afin d’éviter les complications et de réduire les coûts hospitaliers », explique-t-elle.

MSF a également soutenu la Prévention de la Transmission Mère-Enfant (PTME) en mettant en place un guichet unique regroupant consultations prénatales et dépistage. Grâce à cette approche, le taux de transmission du VIH de la mère à l’enfant dans la zone de Byela est tombé à 17,5 %, contre 34 % au niveau national.

Malgré ces avancées, les infections pédiatriques liées au VIH continuent d’augmenter en RDC, en raison d’une couverture insuffisante des femmes enceintes sous traitement antirétroviral. Le pays vise un objectif de 95 % de couverture mais reste encore loin de l’atteindre.

MSF rappelle la nécessité d’investir davantage dans les hôpitaux et de renforcer la prise en charge continue, notamment durant la grossesse et l’allaitement, afin de réduire le risque de transmission. Et après ?Si MSF se retire de Byela, l’organisation poursuit ses activités dans d’autres structures de Kinshasa, comme l’hôpital de Kabinda et plusieurs centres communautaires, avec un accent sur la prévention et la prise en charge des cas avancés.

 

Rédaction

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