À l’occasion de la Journée internationale de la paix, célébrée chaque 21 septembre, le Réseau des Associations des Jeunes (Racoj) a réuni pendant deux jours une soixantaine de représentants de la communauté pour un dialogue intergénérationnel consacré à la paix et à la cohésion sociale.
Répartis en deux équipes, les participants jeunes, adultes et personnes âgées, hommes et femmes confondus ont échangé sur les origines et les causes des incompréhensions entre générations. L’objectif était de renforcer le vivre-ensemble et de consolider la paix dans une cité marquée par l’accueil récent d’un grand nombre de déplacés de guerre.
Lors de la première journée, Marie Paul Ntererwa, chargée du suivi et de l’évaluation au sein du Racoj, est revenue sur la généalogie des conflits souvent observés dans les communautés, en mettant l’accent sur le contexte socio-humanitaire actuel et les conséquences des crises récurrentes sur la cohésion sociale.
De son côté, Nkiza Machumu Matthieu, psychologue à la Renaf, partenaire de mise en œuvre du projet, a insisté sur le lien entre paix, cohésion sociale et santé mentale. Il a rappelé que les traumatismes vécus par les communautés, victimes ou témoins des violences, nécessitent un accompagnement psychosocial pour reconstruire la confiance et le bien-être collectif.
Les échanges ont permis de partager des expériences et de développer des mécanismes communautaires visant à faciliter la consolidation de la paix et le renforcement de la cohésion sociale à Kamanyola. Cette initiative s’inscrit dans le cadre du projet « Pokea Ujuzi na Upone » Guérir par la compréhension exécuté au Sud-Kivu par le consortium Racoj et Renaf, avec l’appui financier de Impunity Watch.
Par Wendo Joés





