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Le CICR forme les journalistes du Nord et du Sud-Kivu au droit international humanitaire applicable dans les zones de conflits armés.

Un atelier de renforcement des capacités consacré au droit international humanitaire (DIH) s’est tenu à Goma le18 et 19 février 2026, à l’initiative du Réseau de Plaidoyer des Médias du Nord et du Sud-Kivu, avec l’appui du Comité international de la Croix-Rouge (CICR).  

Pendant deux jours, des journalistes issus de plusieurs radios locales ont approfondi leurs connaissances sur les règles et principes applicables dans les zones en conflits armés et la protection des populations civiles. Les participants ont notamment étudié les principes fondamentaux du DIH, tels que la distinction entre civils et combattants, la protection des personnes non impliquées au conflits et les obligations des parties prenantes.  

« Le rôle des médias est crucial en période de conflit. Une information responsable contribue à la protection des victimes et à la prévention des violences », a déclaré Merik Alagbe, chef adjoint du bureau de la sous-délégation du CICR à Goma, lors de l’ouverture des travaux.  

Les discussions ont également abordé les défis spécifiques liés à la couverture médiatique en zones de conflit : gestion des sources, vérification des informations sensibles et responsabilité éthique des journalistes.  

Pour Daniel Shematsi, coordonnateur du REPLAM/NSK et directeur de la radio communautaire UPDECO (union pour la paix et le développement de droit de l’enfant au Congo) située à Rut huru, cette formation représente une avancée significative vers un journalisme plus professionnel et conforme aux normes internationales. « Elle nous aide à mieux traiter les informations liées aux conflits sans mettre en danger les populations ni alimenter les tensions », a-t-il témoigné.  

Dans son exposé, l’oratrice du jour Mme SARAH MENARD conseillère juridique et formatrice du CICR a différencié le droit international humanitaire DIH et le droit de l’homme DH dans l’application des règles et principes applicables pour la protection des civiles.

À l’issue de l’atelier, les membres du Réseau se sont engagés à intégrer les principes du DIH dans leurs productions médiatiques. Ils entendent ainsi promouvoir une information équilibrée et contribuer à la protection des communautés affectées par les violences dans l’Est de la République démocratique du Congo.  

 

David BALIBONERA

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