Le bureau de coordination de la société civile du territoire de Fizi dénonce l’arrestation, le 14 août 2026 à Baraka, de Etunda Maisha Albert, président du noyau urbain de la société civile, et de Ali Mukindula, vice-président de la Fédération des entreprises du Congo (FEC) au centre de négoce de Baraka.Cette interpellation intervient dans un contexte marqué par une insécurité persistante et la coupure des réseaux de télécommunication et d’internet, qui fragilise déjà les activités économiques et sociales.
Dans un communiqué rendu publique, le président de cette structure citoyenne renseigne que selon des sources concordantes, les deux responsables auraient été arrêtés à la suite d’une contestation des commerçants et transporteurs refusant de payer certaines taxes provinciales. Cette opération de recouvrement forcé, menée par les services de Transcom et DPMR, est jugée inopportune par la société civile et la FEC, qui estiment qu’elle accentue les pertes économiques dans un territoire déjà éprouvé par l’absence de communication mobile et l’insécurité.
Le bureau de coordination de la société civile de Fizi alerte sur la multiplication des cas d’intimidations, arrestations arbitraires, tortures et menaces visant les acteurs civils, les défenseurs des droits humains (DDH) et les journalistes dans la région.
La société civile rappelle que ces pratiques violent les instruments juridiques nationaux et régionaux protégeant les DDH et les journalistes. Elle exige une enquête indépendante et la libération immédiate et sans condition des personnes arrêtées, soulignant que « la détention est une exception et la liberté la règle ».
En réaction, la société civile de Baraka annonce trois journées de « ville morte », du 17 au 19 août 2026, pour exiger la libération des acteurs civils et économiques arrêtés et transférés à Uvira. Cette action vise à interpeller les autorités sur la nécessité de respecter les droits fondamentaux et de garantir un climat propice à la paix et au développement.
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