Face à la maladie à virus Ebola, l’information constitue un moyen essentiel pour mieux se protéger et éviter la stigmatisation. Au camp de la paix Tapori 2026, qui a réuni plus de 200 enfants, les reporters juniors de Watoto News ont également placé la prévention d’Ebola au cœur des échanges.
Si certains enfants avaient déjà entendu parler de la maladie, plusieurs en avaient une connaissance limitée ou des idées parfois erronées. A travers une séance interactive, les reporters juniors de Watoto News ont expliqué à leurs pairs ce qu’est la maladie à virus Ebola, ses principaux modes de transmission et les mesures de prévention.
La sensibilisation s’est appuyée sur les podcasts produits par les enfants journalistes de Watoto News dans le cadre du projet « Presse mobilisée contre Ebola », porté notamment par l’UNPC avec l’appui financier de la Coopération Suisse.
Ces contenus diffusés via un poste radio avec du son amplifié pour atteindre toute la salle ont permis aux jeunes reporters de mieux expliquer aux autres enfants la maladie à Virus Ebola et à discuter ensuite avec l’auditoire des enfants sur comment on attrape ce virus et surtout que faire pour l’éviter.
Un débat houleux et informatif.
« J’ai entendu que le nom du virus Ebola provient de la rivière Ebola en RDC et c’est un animal qui a été contaminé en premier et qui a transmis la maladie à l’homme », témoigne un enfant Tapori, expliquant ce qu’il avait retenu des podcasts diffusés.
La séance s’est poursuivie sous forme de jeux et de questions-réponses, permettant aux enfants d’apprendre tout en participant activement. « Les reporters junior de Watoto News m’ont appris les signes que peut présenter une personne atteinte d’Ebola, comme les maux de tête, les courbatures, les saignements du nez ou la fièvre. Mais ils ont aussi expliqué qu’une personne peut présenter ces signes sans avoir Ebola et que seule une confirmation médicale permet de déterminer si elle est malade », explique Jeanne-d’Arc.
Josué Mulage, de son côté, a retenu l’importance d’éviter les contacts à risque avec une personne malade, de ne pas toucher les objets potentiellement contaminés et de se laver régulièrement les mains avec de l’eau propre et du savon.
Au-delà de la prévention, les reporters juniors ont également insisté sur la nécessité de ne pas stigmatiser les personnes présentant des signes suspects et de les encourager à se rendre rapidement dans un établissement de santé. « Je vais dire à mes parents qu’il ne faut pas stigmatiser une personne qui présente des signes d’Ebola. Il faut plutôt la conseiller d’aller à l’hôpital pour être examinée et recevoir des soins. Et lorsqu’elle est guérie, les gens peuvent l’approcher sans problème », déclare Guillaume, un autre enfant Tapori.
Asifiwe, fille reporter de Bunyakiri dit être fière de voir que ce sont les enfants qui ont produit ces chroniques riches en informations et souhaite que des partenaires amènent des telles sensibilisations Ebola et rassemblement pour la paix également à Bunyakiri où oeuvre le club des filles reporters.
À l’issue de la séance, les enfants sont repartis avec des connaissances qu’ils promettent de partager avec leurs parents, frères, sœurs et amis.
Le camp Tapori a été organisé en fin Août 2026 par ATD Quart Monde, à travers sa branche d’enfants Tapori, pour permettre aux enfants de se retrouver et d’échanger autour de la paix.
C’est donc une fierté pour la Coopération Suisse en RDC d’avoir financé ce projet de l’UNPC qui a produit des supports adaptés aux enfants en matière de sensibilisation de masse sur Ebola.
Emmanuela Bahindwa, Watoto News





