Après une série d’incendies déclarés dans différents quartiers de Bukavu, la ville a vécu l’un de ses moments les plus sombres. Vingt-sept personnes, en majorité des élèves, victimes du sinistre de Buholo-Kasha du jeudi 10 septembre, ont été conduites en leurs dernières demeures.
La cérémonie d’hommage s’est tenue à l’Athénée d’Ibanda. Dans la cour, les cercueils alignés formaient une image bouleversante. Les visages des familles racontaient la douleur, des mères effondrées, des pères silencieux, des camarades de classe en larmes. Les pleurs, les cris étouffés et les chants funèbres donnaient à l’atmosphère une intensité presque insoutenable.
Les autorités locales, les délégations du gouvernement en place, les enseignants et de nombreux habitants s’étaient rassemblées. Corneille Nangaa et Bertrand Bisimwa étaient présents, mais les titres s’effassent devant la tristesse partagée. Après les discours, la foule s’est dirigée vers les lieux d’inhumation. Les rues de Bukavu étaient pelin des jeunes, parents, une procession interminable, marquée par des visages tristes et des mains tremblantes La ville accompagnait ses enfants dans leur dernier voyage.
Le gouverneur du Sud-Kivu Patrick Busu Bwa Ngwi, a déclaré : « Ces enfants avaient des rêves, ils voulaient construire leur avenir, mais l’irréparable est arrivé. Nous devons agir pour que plus jamais une telle tragédie ne frappe Bukavu. »
Le coordonnateur de l’AFC/M23, Corneille Nangaa, a lui aussi insisté sur la nécessité de mesures de prévention. Mais dans la foule, les mots semblaient se dissoudre dans le bruit des pleurs. Par décision du maire, les activités scolaires, commerciales et socio-économiques n’ont repris qu’à midi, afin de permettre à chacun de participer au deuil collectif.
Ce lundi restera gravé dans la mémoire de Bukavu, une journée de larmes et de solidarité, où les visages baignés de tristesse ont raconté mieux que des discours l’ampleur de la tragédie. Une journée où la ville a pleuré ses enfants, tout en exigeant que justice et prévention deviennent réalité.
Pour rappel, en ce mois de septembre, la ville de Bukavu a été frappée par une série d’incendies meurtriers, dont le plus dramatique a couté la vie à 27 personnes en majorité des élèves le 10 septembre2026. Plus de 500 maisons ont été réduites en cendres et plus de 2000 personnes se retrouvent dans la détresse, une population déjà fragile. Ce drame rappelle qu’il est urgent de renforcer les mesures de prévention et de soutenir les familles sinistrées.
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