Un habitant du quartier Mulambula, âgé d’une quarantaine d’années, est décédé jeudi 26 février 2026 vers 18h00, à la suite d’une intervention chirurgicale réalisée dans une structure sanitaire située sur l’avenue Pharmankina, dans la commune de Bagira.
Selon la Nouvelle Dynamique de la Société Civile de Bagira (NDSC), l’opération aurait été pratiquée par un infirmier dans des conditions jugées inappropriées. Shamikolo Kitwembili Bertin, président et rapporteur de cette structure citoyenne, affirme que le non-respect des normes médicales aurait entraîné la mort subite du patient.
Le chef de quartier Mulambula, Floribert Cuma Birhanenwa Barhakengera, confirme l’information et précise que des enquêtes ont été ouvertes afin que les auteurs répondent de leurs actes devant la justice.
D’après les premières informations recueillies, le patient aurait été facturé 450 dollars à l’hôpital général de référence de Panzi (Fondation Panzi). Faute de moyens, il aurait accepté de subir l’opération dans un centre de santé à moindre coût, sous la supervision d’un infirmier et d’un médecin. Malheureusement, l’intervention s’est soldée par une perte de sang importante et le décès du patient, dans un cadre jugé inadéquat pour une chirurgie.
Tôt le matin, le bourgmestre de Bagira, Sumbu Socrate, accompagné du chef de quartier Mulambula, a procédé à la récupération du corps, retrouvé dans la structure sanitaire. Celui-ci a été transféré à la morgue des Cliniques Universitaires de Bukavu.
La NDSC appelle les autorités sanitaires et administratives à prendre des mesures urgentes pour mettre fin à ces pratiques dangereuses. Elle insiste sur la nécessité de protéger la population contre des interventions chirurgicales réalisées par du personnel non habilité et demande des sanctions exemplaires.
De son côté, le chef de quartier Mulambula Floribert CUMA rassure que toutes les batteries sont en marche afin que les auteurs répondent de leurs actes devant la justice et invite la population à la vigilance et à privilégier les structures médicales reconnues et agréées. Il rappelle que la vie humaine ne peut être mise en péril par des pratiques médicales improvisées et non conformes aux standards professionnels.
Nos efforts pour entrer en contact avec les responsables de l’hôpital de la Fondation Panzi sont restés sans succès.
David BALIBONERA





