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Cameroun: Salon du Livre de la Lekié (SALILEK), le livre plus près des communautés locales

Le SALILEK ne veut pas être seulement un salon de plus dans l’agenda culturel camerounais. En choisissant Batchenga pour sa première édition, l’ACOLITT et le CLIIC font le pari d’installer le livre au plus près des communautés de la Lekié, avant d’étendre progressivement le rendez-vous aux huit autres arrondissements du département. Madame ONGONO Pauline M.N., coorganisatrice et présidente de l’ACOLITT, revient sur ce pari, ses exigences et ce qu’elle espère voir naître autour du livre.

Q. Quand vous avez imaginé le SALILEK, quel manque précis vouliez-vous combler dans la Lekié ?

OPMN : La Lekié, comme  plusieurs autres départements, connait un reel problème : le livre n’y arrive pas. Avec le SALILEK nous voulons mettre en valeur la PROXIMITE entre le livre et ses différents acteurs, qu’ils soient natifs de la Lekié ou pas? Il s’agit aussi de dénicher des talents et montrer à ces talents que c’est possible de faire éclore ce talent et surtout de rencontrer facilement toutes ces personnes don’t ils voient les noms sur les couvertures de leurs livres de classe. Pour ceux qui en ont.

Q. Pourquoi avoir voulu aller à la rencontre des lecteurs dans leur commune plutôt que de leur demander de venir à Yaoundé ?

OPMN : Vu nos objectifs, ça n’aurait pas eu de sens que nous procédions ainsi. En outre, nous pensons qu’il est nécessaire de diversifier les lieux de rencontre autour du livre.

Q.Le SALILEK réunira des professionnels du livre, mais aussi des élèves, des enseignants et des lecteurs? Le 04 novembre à la mairie de Batchenga. Quelle rencontre vous paraît la plus décisive au cours de cette première édition ?

OPMN : Je dirais la rencontre avec le livre. C’est le plus gros challenge.

Q. Vous avez choisi de faire écrire les jeunes, de les faire lire à travers des concourir. Qu’espérez-vous découvrir chez eux à travers ces ateliers que l’école ne permet pas toujours de voir ?

OPMN : Loin de nous d’affirmer que l’éole ne le permet pas toujours… A travers les différents concours, nous voulons dénicher des talents qui, par leurs recompenses et éventuellement l’édition d’un livre renfermant les meilleurs textes du concours, verront La plus value de l’objet livre et de l’écriture. Et par ce fait, motiver les autres à encore plus travailler pour atteindre ce niveau qui leur permettra de gagner des recompenses

Q. Organiser un événement littéraire à l’échelle d’un département ne va pas sans contraintes. Quel a été, jusqu’ici, le principal défi auquel vous avez dû faire face ?

OPMN : Oui, comme toute tâche et surtout une première edition, nous faisons face à plusieurs défis, que nous démêlons, tant bien que mal, pour que cette jeournée autour du livre se tienne dans de bonnes conditions. Le volet financier, pour l’heure, est notre plus grand défi.

Q.Vous parlez d’un projet appelé à circuler dans les neuf arrondissements de la Lekié. Comment éviter que le SALILEK reste simplement un événement annuel, sans véritable implantation dans les communautés ?

OPMN : L’ACOLITT et le CLIIC ne viennent pas de nulle part avec ce projet. Nos deux institutions, en longueur d’année et ceux depuis des années, militent pour une littérature de proximité ; et c’est lors de ces descentes sur le terrain que nous nous sommes rendu compte du déficit littéraire. Ceci signifie que nous ne nous arrêterons pas au SALILEK, nous continuerons nos travaux de terrain, pour le Livre.

Q. À terme, qu’aimeriez-vous que le SALILEK change dans la vie culturelle de la Lekié : les habitudes de lecture, l’accès aux livres, la place des auteurs locaux, les initiatives autour du livre et pourquoi Batchenga pour la toute première edition ?

OPMN : Nous souhaitons que le livre ait une place de choix comme l’agriculture ou l’élevage. Il y va de l’éducation, de la morale et de l’éthique des populations. Nous souhaitons que par le SALILEK, la Lekié fasse aient des points de depot de livres, qu’on puisse dire aux gens : RETROUVEZ LE LIVRE A BAtchenga ! Car la diffusion est l’un des plus gros soucis de la littérature. Nous souhaitons que les enfants et les parents puissent échanger autour d’un ivre à la maison.

Nous avons choisi Batchenga pour rendre, en quelque sorte, aussi, hommage à un illustre homme qui a laissé des traces de son passage. Il s’agit de René Philombe. En plus de ses textes, il formait des moins âgés à l’écriture et a participé à la mise sur pied de la première association des écrivains au Cameroun, il y a plus de cinquante ans : l’Association des Poètes et Ecrivains Camerounais (APEC).

Q. Si, dans quelques années, un enfant de la Lekié vous disait : « C’est grâce au SALILEK que j’ai commencé à aimer les livres », Qu’est-ce que cette phrase représenterait pour vous ?

OPMN : Cette question est tellement forte… J’avoue que je serai sûrment très émue et surtout, cela montrera que nos efforts ne sont pas vains. Et ça nous poussera à continuer et même à redoubler d’efforts pour cette mission de proximité.

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