Le deuxième vice-président du Sénat, le sénateur Norbert Basengezi Katintima, a reçu en audience la présidente nationale du Réseau des Agripreneurs pour le Développement du Congo (RADC), Solange Kwindja Kahirirhi. Les échanges ont porté sur l’agriculture, l’entrepreneuriat et les perspectives de développement d’un secteur stratégique pour la République démocratique du Congo. Dans un pays aux immenses potentialités agricoles, cette rencontre a pris une importance particulière, l’agriculture demeurant une richesse nationale et un levier majeur de création d’emplois, de croissance et de transformation économique.
Solange Kwindja a mis en avant la détermination des jeunes et des femmes agri preneurs à contribuer activement au développement du pays. Elle a remis un cahier de charges contenant plusieurs plaidoyers en faveur des agri preneurs. Parmi les doléances figurent l’exonération fiscale de cinq ans pour les unités locales de transformation, la création d’un fonds national d’appui aux agri preneurs avec un crédit à 0,1 %, la réhabilitation des routes de desserte agricole et la simplification des procédures administratives grâce à un guichet unique renforcé.
Elle a également plaidé pour la simplification des procédures d’exportation, la réduction des taxes sur le café, le cacao, le thé, le quinquina et autres produits prêts à l’exportation, ainsi que la création de laboratoires de certification aux normes internationales dans les grandes villes du pays.
La présidente du RADC a insisté sur la nécessité de relancer ou de créer un fonds de garantie agricole, appuyé par une microfinance dédiée au développement agricole. Selon elle, cette solution permettrait de renforcer durablement le secteur, de la production à la commercialisation, en évitant la dépendance systématique aux allocations du ministère des Finances.
Le RADC regroupe plus de dix mille (10 000) entrepreneurs agricoles, transformateurs et exportateurs, et encadre plus de quarante-cinq mille( 45 000) paysans à travers la RDC. Cette structure illustre l’importance de l’initiative privée dans un pays qui importe chaque année pour plus de 2,5 milliards de dollars américains de produits alimentaires, alors que près de 80 millions d’hectares de terres arables restent inexploités.
Au-delà des discussions, l’audience s’est révélée un moment d’écoute et de partage autour d’une ambition commune, celle de faire de l’agriculture et de l’entrepreneuriat des instruments concrets de création de valeur et de progrès pour la République démocratique du Congo.
Le deuxième vice-président du Sénat, le sénateur Norbert Basengezi Katintima, a promis d’accompagner le RADC dans la matérialisation de ce plaidoyer.




