Depuis le lancement en juillet 2026 des activités de prévention contre la maladie à virus Ebola, le consortium Halte Ebola a déjà sensibilisé plus de 30 000 habitants de Bukavu et de ses environs, dans la province du Sud-Kivu. Ces résultats ont été présentés lors d’un point de presse tenu vendredi 11 septembre, dans la salle de réunion de l’organisation VDA, située sur l’avenue Saio, commune d’Ibanda.
Ce point de presse s’inscrivait dans le cadre de l’intensification des actions de sensibilisation et de mobilisation communautaire face à Ebola. Les organisations de la société civile (OPDH, AFESCO, E-GROUP, VDA-RDC et BYAKWETU LIFE), avec l’appui de la coopération suisse (DDC), ont mis l’accent sur la communication des risques, l’engagement communautaire, la gestion des rumeurs et le référencement rapide des alertes liées à la MVE.
L’objectif était d’informer et de mobiliser la population, tout en présentant publiquement les activités déjà réalisées par le consortium. Parmi celles-ci figurent une rencontre d’harmonisation des approches avec la Division Provinciale de la Santé DPD et les acteurs de terrain, ayant réuni 40 participants ; la formation de relais communautaires dans trois zones de santé (Ibanda, Kadutu et Bagira), touchant près de 3 000 personnes , six sensibilisations communautaires dans la ville de Bukavu, ciblant 1 200 habitants ; deux caravanes de sensibilisation dans les communes d’Ibanda, Kadutu et Bagira, atteignant 8 000 personnes.
A ceci s’ajoute cinq(5) campagnes dans les marchés de Nyawera, Beach Muhanzi, Brasserie, BA Chômeurs/Cimpunda et Feu Rouge, avec 5 700 commerçants et clients sensibilisés ; l’affichage de messages ayant touché environ 12 000 personnes ; deux sensibilisations auprès des organisations paysannes de Cirunga et Nyatende, atteignant 1 500 membres ; la distribution de 20 kits lave-mains ; ainsi que des séances dans les écoles primaires, ciblant 650 élèves et enseignants.
« Ebola reste une menace sérieuse pour la santé publique et nécessite une vigilance permanente. Mais la peur ne doit pas remplacer l’information. La maladie peut être combattue lorsque les communautés, les professionnels de santé, les autorités, les médias et les partenaires travaillent ensemble », a déclaré Furaha Chitera, membre du consortium et coordinatrice de l’AFESCO.
De son côté, Ir Murhula Mushagalusa Adolphe, également membre du consortium, a rappelé le rôle essentiel des médias : « Lorsqu’une alerte sanitaire apparaît, la population a besoin d’une information rapide, exacte et accessible. Nous encourageons les journalistes à produire davantage d’émissions de sensibilisation, de débats communautaires et de programmes en langues locales. »
Face à la gravité de la maladie, le consortium Halte Ebola appelle la population à appliquer strictement les mesures de prévention et recommande aux autorités nationales et provinciales de renforcer la surveillance épidémiologique, les capacités des structures sanitaires, la disponibilité des équipements de protection, ainsi que le soutien aux agents communautaires. Il insiste enfin sur la nécessité d’une prise en charge digne et humaine des personnes affectées.
Par Nathalie Simbeko





