La rentrée scolaire s’est déroulée timidement mardi 1er septembre 2026 dans la cité de Kamanyola, territoire de Walungu. Si toutes les écoles publiques et privées ont rouvert leurs portes, la présence des élèves reste faible, principalement en raison des difficultés économiques auxquelles sont confrontés les parents.
Dans plusieurs établissements visités par le correspondant de www.lifeinfos.net, les enseignants étaient présents en nombre, mais les élèves se sont faits rares. « Nous avons officiellement repris les cours, les enseignants ont favorablement répondu présent, mais la plupart des élèves ne sont pas arrivés, soit parce qu’ils n’ont pas encore trouvé les fournitures scolaires, soit parce qu’ils comptent se présenter dans les jours à venir. Pourtant, les jours ratés ne sont pas récupérables », a expliqué Mulike Dosso, préfet des études de l’Institut Kashenyi, qui appelle les parents à faire preuve de résilience.
De son côté, Mme Mwili Berthe, membre du Réseau communautaire pour la protection de l’enfant (Recope) à Kamanyola, alerte sur un risque accru d’abandon scolaire. Selon elle, la majorité des parents, essentiellement agriculteurs, n’ont pas pu récolter la saison passée. L’afflux massif de bovins en provenance de la plaine de la Ruzizi a contraint certains à récolter prématurément, tandis que d’autres champs ont été détruits. Elle plaide pour une intervention urgente des organisations humanitaires afin de soutenir les familles.
Le secteur de l’éducation dans la région reste fragilisé par un contexte difficile. Certaines écoles endommagées lors des bombardements de décembre dernier n’ont jamais été réhabilitées. À cela s’ajoute la perte d’emplois et la perturbation des activités agricoles, accentuée par l’arrivée des troupeaux dans la plaine de la Ruzizi.
Wendo joés




