Pour mieux accompagner les couples qui se préparent à la vie conjugale, la Clinique de Counseling, un departement de la fondation Safari et Deborah FOSAD asbl a réuni dix couples mercredi 19 août 2026 dans la commune d’Ibanda. La séance a été animée par Me Emery BALIKE, qui a expliqué en détail la dimension juridique du mariage.
Selon lui, tout commence par la loi, c’est le Code de la famille qui définit le mariage en République Démocratique du Congo. L’article 330 précise que le mariage doit unir un homme et une femme, sur la base du consentement mutuel. Les futurs époux doivent être capables de contracter le mariage, ce qui exclut les mineurs. Enfin, la dot doit être remise, car tout homme est tenu de l’offrir selon la coutume de la famille de la femme.
Me Emery a également abordé les effets du mariage. Une fois célébré, celui-ci entraîne des effets patrimoniaux et extra-patrimoniaux. Les époux doivent choisir un régime matrimonial avant ou pendant la célébration du mariage civile. Le mariage implique aussi la communauté de vie : les conjoints se marient pour vivre ensemble, ce qui inclut la consommation sexuelle. La loi considère l’acte sexuel non comme une faveur, mais comme une obligation, même en cas de conflit conjugal.
Concernant le logement, la loi prévoit que les époux s’accordent sur le choix de la maison, que la femme doit apprécier. Les devoirs de respect, de fidélité et d’affection sont également fondamentaux. Me Emery a insisté sur la fidélité, rappelant que l’infidélité masculine ne doit pas être banalisée, la loi exige la fidélité de chacun envers l’autre.
La séance s’est poursuivie avec la question de la dissolution du mariage. Me Emery a expliqué la différence entre l’acte de mariage (délivré par l’officier de l’état civil) et le certificat de mariage (délivré par l’église). Il a aussi précisé le rôle du livret de ménage, carnet officiel où l’état civil enregistre les enfants après leur naissance, sur base de l’attestation hospitalière et de l’acte de naissance.
Enfin, il a rappelé que le mariage a un début mais aussi une fin. Le législateur congolais, dans les articles 538 et 539 du Code de la famille, définit la dissolution comme la rupture du lit conjugal et la cessation des effets du mariage pour l’avenir. Les principales causes de dissolution sont entre autres la mort de l’un des époux, le divorce, le remariage du conjoint absent, ou encore l’annulation du mariage.
Par Emercianne BALEZI





