Mines

RDC : Tshisekedi exige la fin de la militarisation illégale des sites miniers

Lors du Conseil des ministres tenu le week-end à Kinshasa, le président Félix Tshisekedi a insisté sur la nécessité de mettre un terme à la présence des militaires et policiers dans les sites miniers du pays. Cette mesure vise à renforcer la gouvernance, la transparence et la crédibilité du secteur minier, considéré comme stratégique pour le développement économique de la République démocratique du Congo (RDC).

Le chef de l’État a rappelé que l’occupation illégale des sites par des éléments des Forces armées de la RDC (FARDC) et de la Police nationale congolaise (PNC) est strictement interdite, en dehors des missions légalement autorisées par les autorités compétentes. Selon lui, cette situation alimente des perceptions négatives sur la gestion des ressources naturelles, fragilise le contrôle de l’État, favorise les circuits illicites et compromet les efforts du gouvernement en faveur d’une exploitation responsable et conforme aux standards internationaux.

« Il est hors de question de laisser ces agissements porter atteinte à l’autorité de l’État, à l’image de la RDC et à la confiance des investisseurs », a martelé Félix Tshisekedi. La militarisation illégale des sites miniers entraîne, selon lui, de graves conséquences, privation des droits des titulaires légitimes, insécurité dans les zones d’exploitation, actes d’intimidation et d’extorsion contre les opérateurs miniers et les communautés locales, perturbation des chaînes d’approvisionnement et développement de réseaux de contrebande.

Face à cette situation, le président de la République a instruit le vice-premier ministre chargé de l’Intérieur, celui de la Défense, le chef d’état-major des FARDC ainsi que le commissaire général de la PNC de prendre, chacun en ce qui le concerne, toutes les mesures nécessaires pour mettre fin immédiatement à toute forme de militarisation illégale dans les sites miniers sur l’ensemble du territoire national. Il a notamment exigé le retrait immédiat des forces de sécurité des zones d’exploitation.

 

Redaction

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Bouton retour en haut de la page