Femme

Les Femmes musulmanes de la mosquée de Karhale sensibilisées pour la paix et l’inclusion

Dans le cadre de la campagne de sensibilisation organisée dans les lieux de culte, mosquées, églises et temples pour dénoncer la violence, l’incitation à la haine et les stéréotypes ethniques, la dynamique Femme, Paix et Inclusion de la Commission Diocésaine Justice et Paix (CDJP) Bukavu a rencontré, dimanche 1er mars 2026, les femmes musulmanes de la mosquée de Karhale, au quartier Nkafu dans la commune de Kadutu.

Selon Sœur Aimerance Lukengerwa responsable du département Femme, Paix et Inclusion à la  Commission Diocesaine Justice et paix CDJP Bukavu, l’objectif est d’amener les femmes musulmanes à s’impliquer activement dans la lutte contre les préjugés, les violences basées sur le genre et les discours de haine. Elle a rappelé que les femmes, en tant que premières éducatrices, doivent s’abstenir de propos nuisibles et promouvoir l’amour du prochain. Car, a-t-elle souligné, les violences qu’elles soient physiques, sociales ou numériques fragilisent aujourd’hui la cohésion et le vivre-ensemble.

Le choix de ces thématiques s’inscrit dans la volonté de la dynamique Femme, Paix et Inclusion de favoriser la participation des femmes issues de différentes confessions religieuses à la recherche de la paix et de la cohabitation pacifique, afin d’influencer positivement le changement. Aux femmes musulmanes, Sœur Aimerance a lancé un appel à poursuivre la sensibilisation dans leurs foyers et groupes de femmes, afin d’adopter ensemble des comportements dignes qui renforcent la cohésion sociale et l’accueil de tous.

Plusieurs sujets ont été développés, notamment les violences basées sur le genre, les violences numériques et les moyens de lutter contre les messages de haine. Prudence Kanigi, secrétaire du département Femme, Paix et Inclusion à la CDJP Bukavu, a insisté sur les violences numériques dont certaines femmes sont victimes, mais qu’elles n’osent pas dénoncer à cause de coutumes rétrogrades. Elle a encouragé les participantes à partager les enseignements reçus avec celles qui n’ont pas pu assister, afin de multiplier l’impact de la campagne.

De son côté, Sœur Maris Stelle Muhima, coordinatrice du Centre Olame, a évoqué les causes de la haine entre les personnes, entres autres le manque d’amour, la jalousie négative et les comportements destructeurs. Elle a montré qu’il est possible de vivre en harmonie si l’on cultive l’amour et surtout le dialogue.

En rappel, la Commission Diocesaine Justice et Paix CDJP a mis en place une plateforme interconfessionnelle au Sud-Kivu, réunissant des femmes de diverses confessions religieuses. Cette structure leur permet de prendre conscience de leur force et de leur pouvoir d’influencer un changement positif sur les plans économique, social et politique, en consolidant la paix, la cohésion sociale et le vivre-ensemble.

 

Par Sylvie NABINTU

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Bouton retour en haut de la page