Politique

Sud-kivu : la société civile appelle à la vigilance et à la cohésion après le retrait de l’afc/m23

Le bureau de coordination de la société civile du sud-kivu alerte sur la situation sécuritaire dans la ville d’uvira, après le retrait des éléments de l’alliance fleuve congo/m23 soutenus par le rwanda et l’arrivée de certains volontaires pour la défense de la patrie (VPD  Wazalendo).

Dans un communiqué rendu public la présidente de cette structure dit je cite,

Selon les informations recueillies, les combattants de l’afc/m23 ont commencé à quitter uvira vers 22h30, se dirigeant principalement vers kabunambo, dans le territoire d’uvira, et vers les hauts plateaux de fizi. le contrôle du « point zéro » reste incertain après de violents affrontements. certains éléments seraient restés en ville, vêtus en civil, ce qui entretient la confusion.

Elle ajoute en disant dans leur départ, les m23 auraient tenté d’emmener des membres d’une  communauté banyamulenge, invoquant des menaces de persécution, dont les leaders basés à kinshasa et à l’étranger, dénoncent une stratégie visant à créer la victimisation et à attiser les tensions communautaires. la société civile rejette ces manœuvres et appelle à préserver la cohésion sociale.

Des éléments wazalendo ont été vus célébrant aux côtés de la population, la société civile demande à leurs responsables de faire preuve de discipline et de retenue, afin d’éviter de traumatiser les habitants et de provoquer de nouvelles tensions avec les FARDC.

La société civile condamne les pillages commis par les M23 avant leur départ, ainsi que ceux perpétrés par des citoyens inciviques ce matin à la DGDA, au port de Kalundu, à l’OCC et dans plusieurs hôtels et dépôts. Elle appelle à restituer les biens volés et à éviter tout acte de vandalisme.

La population est invitée à rester vigilante, à ne pas céder aux provocations et à éviter la justice populaire, toute personne suspectée de détenir des armes doit être remise aux autorités compétentes. « la cohésion sociale doit nous caractériser », insiste la société civile.

Le bureau de coordination appelle le gouvernement congolais, la communauté internationale et les médiateurs des processus de paix à veiller au respect du cessez-le-feu et à privilégier des solutions pacifiques. Il demande également la réouverture des frontières pour faciliter la circulation des personnes et des biens dans la région des grands-lacs, « les accords de paix sont signés pour être respectés », conclut la société civile du Sud-Kivu.

 

Rédaction 

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