Femme

Mahagi : Une série de sensibilisation de masse pour imposer le RECOS à la frontière Mahagi-Goli

Dans l’effervescence du marché frontalier d’Anzida, environ 5 000 petits commerçants, majoritairement des femmes, se sont mobilisés le mercredi 18 mars 2026 pour une activité de sensibilisation de masse autour du Régime Commercial Simplifié (RECOS), les dialogues communautaires entre les commerçants frontaliers et les autorités, sensibilisation et la célébration de la journée internationale de la femme. 

Organisée par Trade Mark Africa avec l’appui de UK International Développement, cette initiative visait à transformer l’information en levier de plaidoyer face aux défis persistants des tracasseries douanières.

Bien que la RDC ait officiellement mis en œuvre le RECOS à ses frontières via un arrêté interministériel signé en mars 2025, et que le mécanisme ait été lancé avec le Burundi dès octobre 2024, son application à Mahagi reste embryonnaire . Pourtant, ce régime, conçu dans le cadre du Marché Commun pour l’Afrique Orientale et Australe (COMESA), vise à offrir aux petits commerçants une déclaration douanière simplifiée (DDS) et une liste harmonisée des produits éligibles, allégeant considérablement les procédures .

Face aux autorités provinciales venues de Bunia notamment la Conseillère provinciale en charge du Genre, Jeanne ALASHA, et le Chef de Division du Commerce Extérieur, Giscard ENVI WA AVUTIA les commerçants ont structuré leurs revendications en trois axes majeurs :

Pour la DGDA, l’opérationnalisation effective du RECOS et sa digitalisation via le système SYDONIA, pour en finir avec les frais informels et garantir la transparence.

Pour la Division Provinciale du Commerce Extérieur, le renforcement de la coordination institutionnelle pour que les défis locaux remontent jusqu’au niveau national et régional (COMESA).

Pour la Conseillère au Genre, la protection des femmes commerçantes, qui représentent 70 à 80 % du secteur dans les Etats membres du COMESA, contre les abus et le harcèlement, avec la mise en place de mécanismes de plainte efficaces .

« Le RECOS est simple. Bien utilisé, il protège le commerçant », a été le mantra répété lors des échanges. Grâce à des pré-tests, des mises en situation et des sessions de questions-réponses en langues locales, la compréhension des procédures a été significativement améliorée. Les participants ont été invités à refuser les paiements illégaux et à exiger des reçus officiels.

Cette activité ne s’est pas contentée seulement d’informer, elle a donné aux commerçants les outils nécessaires pour porter eux-mêmes le plaidoyer en vue d’un commerce transfrontalier plus équitable et sécurisé.

 

Rédaction 

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