Malgré la résilience dont fait preuve la population face aux conflits armés dans l’Est de la République démocratique du Congo, de nombreuses personnes affectées ne bénéficient pas d’un accompagnement psychologique adéquat. Cette absence de prise en charge contribue à une détresse croissante, parfois marquée par des cas de suicide.
Dans le Sud-Kivu, les difficultés économiques, la persistance des violences et la crise humanitaire alimentent un climat de désespoir. Le dernier drame en date concerne une jeune femme de 30 ans, retrouvée pendue dans la soirée du dimanche 1er mars 2026, aux environs de 19 heures, dans le territoire de Kabare. Les circonstances exactes de son geste n’ont pas encore été élucidées.
La Société Civile Forces Vives, noyau de Mudusa, par la voix de son président François Mubalema, appelle les personnes en détresse à chercher du soutien auprès de proches ou de structures spécialisées afin de bénéficier d’une orientation et d’une prise en charge psychologique. L’organisation exhorte également la population à rester résiliente face aux défis multiples que traverse la région.
Par ailleurs, un autre incident illustre les difficultés d’accès aux soins de santé. À Mulambula, dans la commune de Kasha, un homme de 40 ans a succombé le week-end dernier à la suite d’une opération chirurgicale pratiquée par un infirmier, faute de moyens pour consulter un médecin qualifié.
Ces drames mettent en lumière l’urgence d’un renforcement des services de santé mentale et de soins médicaux dans le Sud-Kivu, où les crises cumulées continuent de fragiliser les communautés.
David BALIBONERA





