La Conférence des Nations Unies sur l’eau de 2026 se tiendra du 8 au 10 décembre à Abou Dhabi, aux Émirats arabes unis, sous la coorganisation des Émirats et du Sénégal peut-on lire dans un document de l’organisation Land is Life. Cet événement mondial vise à accélérer la mise en œuvre de l’Objectif de développement durable (ODD 6) relatif à l’eau propre et à l’assainissement, dans la perspective d’un avenir garantissant la sécurité hydrique pour toutes et tous.
Selon ce document, trois ans après la Conférence de New York en 2023, où les Peuples Autochtones avaient porté des messages forts sur leur rôle dans la gouvernance de l’eau, la question de leur inclusion demeure au centre des débats. Malgré la reconnaissance de l’importance de l’eau pour leurs communautés, les opportunités de participation restent limitées. Plusieurs organisations autochtones ont contribué aux consultations préparatoires, mais la connaissance des processus liés à la Conférence de 2026 demeure faible dans de nombreuses régions.
Dans ce contexte, l’organisation Land is Life a élaboré une série de notes d’orientation destinées aux coorganisateurs de la Conférence et aux coprésidents des Dialogues interactifs. Ces documents mettent en lumière les priorités des Peuples Autochtones et visent à soutenir des discussions plus larges. En parallèle, des dialogues régionaux sont organisés pour renforcer la sensibilisation et permettre aux communautés autochtones de formuler des recommandations adaptées à leurs réalités locales.
Les objectifs de ces dialogues sont clairs, sensibiliser aux préparatifs de la Conférence, recueillir des contributions sur les six thèmes des Dialogues interactifs, encourager la participation effective des Peuples Autochtones aux débats mondiaux sur l’eau et identifier des experts autochtones capables d’apporter leur expertise dans les forums internationaux.
La Conférence comprendra six Dialogues interactifs, chacun coprésidé par deux États Membres. Le premier portera sur les droits humains à l’eau et à l’assainissement, sous la responsabilité du Ghana et de la Suisse. Le second abordera la valorisation de l’eau et le nexus eau-énergie-alimentation, coprésidé par la Chine et l’Espagne. Le troisième traitera du lien entre l’eau, le climat, la biodiversité et la résilience, avec l’Égypte et le Japon. Le quatrième sera consacré à la coopération transfrontalière, dirigé par la Zambie et la Finlande. Le cinquième portera sur l’intégration de l’ODD 6 dans les processus multilatéraux, coprésidé par le Mexique et l’Allemagne. Enfin, le sixième dialogue se concentrera sur le financement et l’innovation en faveur de l’eau, sous la responsabilité de l’Afrique du Sud et de la France.
Ces forums thématiques doivent relier les engagements politiques aux solutions concrètes, en favorisant la coopération entre États, Nations Unies, société civile et acteurs autochtones. La Conférence des Nations Unies sur l’eau de 2026 représente une étape cruciale pour l’avenir de la gouvernance mondiale de l’eau.
L’inclusion des Peuples Autochtones, porteurs de savoirs traditionnels et de pratiques durables, est indispensable pour bâtir des solutions justes et efficaces. Leur participation active aux dialogues régionaux et internationaux contribuera à renforcer la crédibilité des engagements pris et à garantir que la sécurité hydrique mondiale repose sur une approche véritablement inclusive.
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