Jeune

ACAJ exige la libération immédiate des manifestants arrêtés à Béni

L’Association Congolaise pour l’Accès à la Justice (ACAJ) lance un appel pressant aux autorités provinciales et municipales du Nord-Kivu pour obtenir la libération des jeunes et autres citoyens interpellés  à Béni. Ces arrestations sont survenues lors d’une manifestation pacifique organisée à l’occasion du premier anniversaire de l’occupation des territoires du Nord-Kivu et du Sud-Kivu par les troupes RDF/M23.  

Arrestations jugées arbitraires

Selon l’ACAJ, la majorité des personnes arrêtées sont des militants du mouvement citoyen LUCHA. L’organisation souligne que la marche avait été dûment notifiée aux autorités compétentes, preuve à l’appui d’un accusé de réception. Malgré cela, la police a procédé à des interpellations massives sur ordre du maire de la ville et du chef de la police locale.  

Des témoignages recueillis par l’ACAJ font état d’une répression violente et injustifiée. Plusieurs manifestants auraient été molestés, roués de coups de pieds et de crosses d’armes, leurs vêtements déchirés, avant d’être contraints à consommer des boissons alcoolisées.  

À Goma, des organisateurs d’une manifestation similaire auraient reçu des menaces d’enlèvement, de détention et même de mort de la part des responsables du M23. L’ACAJ condamne fermement ces intimidations et appelle la communauté internationale à agir.  

Appel à la communauté internationale

L’association exhorte les Nations Unies, l’Union Africaine et les partenaires internationaux à mettre en œuvre toutes les résolutions pertinentes du Conseil de Sécurité. Elle insiste sur l’urgence de contraindre le Rwanda à retirer ses troupes et ses supplétifs du M23 du territoire congolais, afin de permettre la restauration de l’autorité de l’État dans les zones occupées.  

L’ACAJ s’engage à accompagner juridiquement et judiciairement les victimes de ces violences afin que les responsables, tant les exécutants que les donneurs d’ordre, répondent de leurs actes devant la justice. Parallèlement, l’organisation annonce un plaidoyer politique pour que des responsabilités soient établies au niveau provincial.  

L’ACAJ recommande au gouvernement central de ne jamais tolérer l’impunité des auteurs d’atteintes aux libertés publiques garanties par la Constitution. Pour l’association, la protection des droits fondamentaux demeure une condition essentielle à la paix et à la démocratie en République Démocratique du Congo.  

 

Rédaction 

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Bouton retour en haut de la page