La gestion des déchets plastiques à Bukavu, au Sud-Kivu, tourne au casse-tête environnemental, avec des conséquences visibles sur la ville et ses infrastructures hydroélectriques.
L’activiste environnementaliste Ladislas Witanene tire la sonnette d’alarme et dénonce un manque criant d’organisation dans la collecte et l’évacuation des ordures. « Vous allez voir, il n’y a pas de poubelles publiques. Et dans les avenues ou sur les lieux publics, là où il y en a, vous voyez que ces poubelles sont remplies, mais elles ne sont pas évacuées », déplore-t-il.
Selon lui, même les structures chargées de l’assainissement peinent à assurer leur mission. Faute de moyens adéquats, leurs véhicules tombent régulièrement en panne, laissant les déchets abandonnés en pleine chaussée. « Vous verrez que ça fait dans la route deux à trois jours au moins où ça transportait les bouteilles », explique-t-il.
Au-delà de la logistique, Ladislas Witanene pointe du doigt l’absence d’une véritable politique d’éducation environnementale. « Vous verrez que la politique sur l’éducation environnementale est faite rarement, la sensibilisation », regrette l’activiste.
Une situation aux lourdes conséquences : abandonnés dans les rues, les déchets plastiques sont emportés par les eaux de pluie jusque dans le lac Kivu et la rivière Ruzizi, menaçant directement les infrastructures hydroélectriques.
Ladislas Witanene appelle les autorités urbaines à mettre en place un système de collecte organisé, à assurer une évacuation régulière et à investir dans la sensibilisation de la population pour préserver l’environnement.
Bertin Byamungu





