Le cycliste congolais Miguel Masaisai est décédé dans un accident de la route survenu à Ouesso, dans le nord de la République du Congo, vendredi 18 septembre 2026. L’annonce de son décès a été confirmée par plusieurs sources, dont Prince Lukeka du ministère de la Communication et Lumumba Fidel Murhabazi, directeur de la communication de l’initiative Pedals for Peace.
Parti de Goma le 1er mai 2026 pour un périple de près de 14 000 kilomètres jusqu’à Rabat, au Maroc, Miguel Masaisai avait déjà parcouru plus de 6 500 kilomètres. Après avoir atteint Kinshasa le 5 août, il avait repris son parcours le 6 septembre et achevé sa 71ᵉ étape à Oyo le 14 septembre, avant de poursuivre vers Ouesso.
Selon plusieurs sources, le cycliste avait connu une panne de vélo et sollicité l’aide d’un conducteur de taxi pour rejoindre un lieu de réparation. Le véhicule, transportant également deux autres passagers, a été impliqué dans un accident mortel. Les quatre occupants, dont le chauffeur, ont péri. Des images rendues publiques montrent une voiture grise immatriculée RC 771 MC 4, endommagée, ainsi que des pièces du vélo retrouvées sous le véhicule.
Des démarches sont en cours pour organiser le rapatriement de la dépouille vers la République démocratique du Congo. La nouvelle de son décès a suscité une vive émotion parmi ses proches et sur les réseaux sociaux, alors que Miguel n’avait pas encore atteint son objectif, relier Goma à Rabat à vélo pour porter un message de paix en faveur de l’Est de la RDC.
Dans un communiqué officiel, le ministère des Sports et Loisirs a exprimé sa douleur, « C’est avec une profonde émotion que nous avons appris le décès tragique de notre jeune et courageux athlète cycliste, Miguel Masaisai. À travers son initiative Pedals for Peace, il portait un message fort de paix, d’unité et de solidarité envers nos populations meurtries de l’Est de la RDC. »
Le ministère a présenté ses condoléances à sa famille, à ses proches et à l’ensemble du mouvement sportif national. Miguel Masaisai laisse l’image d’un sportif engagé, dont le combat pour la paix continuera d’inspirer.
Par Michael Lufungulo





