Santé

Malisho Bora Shuleni alerte sur les boissons qui menacent la santé des enfants et des adultes

La consommation excessive de boissons gazeuses chez les mineurs et de boissons fortement alcoolisées chez les adultes constitue une véritable bombe à retardement pour la santé publique. Les nutritionnistes tirent la sonnette d’alarme face à cette pratique inquiétante.  

À Bukavu et dans ses environs, de nombreux enfants s’adonnent à la consommation de sodas. Pourtant, ces produits représentent une menace sérieuse pour la santé humaine : leur usage régulier accroît considérablement les risques de maladies graves, parfois mortelles.  

Selon Nicolas Ndandu Kaniki, nutritionniste clinicien, les conséquences de cette surconsommation chez les plus jeunes sont particulièrement sévères et souvent irréversibles. Les effets immédiats se traduisent par une fatigue persistante, une augmentation de la glycémie, une sensation de faim et de soif accrue, une agitation et une impulsivité marquées, ainsi qu’une détérioration de la santé bucco-dentaire avec l’apparition de caries sévères. À long terme, les enfants exposés à ces boissons risquent de développer une obésité précoce, un diabète de type 2, des problèmes cardiaques ou une hypertension, mais aussi des troubles du comportement liés à l’excès de sucre et des désordres anxieux.  

« Les boissons gazeuses et sucrées sont devenues les plus populaires chez les enfants. Les gaz qu’elles contiennent nuisent gravement à leur développement. Toutefois, consommées en très petites quantités, elles peuvent contribuer au maintien du système immunitaire. Pour réduire les risques, nous encourageons les parents à sensibiliser leurs enfants sur les effets immédiats et à long terme de ces produits, et à privilégier la préparation de jus naturels », explique Nicolas Ndandu.  

Au-delà de ce danger qui ronge silencieusement la jeunesse, une autre problématique s’impose : la consommation abusive de boissons fortement alcoolisées chez les adultes. Les risques à court terme incluent l’intoxication aiguë, les nausées, les vomissements, la perte de connaissance, les troubles du jugement et de la mémoire, les accidents et traumatismes, ainsi qu’une atteinte à la dignité personnelle. Les effets à long terme sont encore plus redoutables : maladies chroniques, cancers du foie, de la bouche, de la gorge et de l’estomac, maladies cardiovasculaires, infarctus et AVC, sans oublier les atteintes neurologiques et les troubles mentaux.  

Face à ces fléaux, Nicolas Ndandu Kaniki rappelle que le rôle des nutritionnistes reste avant tout la sensibilisation. Leur mission est d’alerter sur les méfaits de ces produits afin de prévenir les risques sanitaires. Il encourage vivement la consommation d’eau et de jus naturels pour préserver la santé des générations futures.  Cet article est produit dans le cadre de la campagne Malisho bora Shuleni, une campagne de sensibilisation sur les bonnes pratiques alimentaires dans les écoles de la ville de Bukavu.

 

Par Nathalie Simbeko

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