Laisi Battiston Mazanga, jeune chercheur et doctorant en science politique à l’Université Officielle de Bukavu, fait entendre une voix nouvelle dans le débat sur la gouvernance locale au Sud-Kivu. À travers son ouvrage, il propose une lecture claire et engagée des pratiques néopatrimonialistes qui influencent l’accès au pouvoir dans les institutions politiques de la province. Son analyse montre que, malgré un cadre constitutionnel fondé sur l’égalité et la méritocratie, les nominations et les élections restent marquées par le clientélisme, le népotisme, la corruption et les logiques ethniques. Laisi met en lumière le rôle des réseaux de patronage, des mutualités ethniques, des autorités morales et des partis politiques dans la désignation des dirigeants provinciaux.

Q) Qu’est-ce qui vous a motivé à écrire cet ouvrage et à vous concentrer sur le néopatrimonialisme au Sud-Kivu ?
R) Ce qui m’a motivé de me concentre sur le néopatrimonialisme au Sud-Kivu : d’abord mes recherches s’attèlent sur les institutions politiques provinciales et l’organisation du pouvoir politique au Sud-Kivu, en suite je voulais savoir à par les élections et nominations, comment les acteurs politiques font pour accéder au pouvoir au sein des institutions politiques et je cherche à savoir les stratégies qui utilisent pour l’accéder au pouvoir politique. En suite j’ai constaté que le néopatrimonialisme est plus meilleure stratégie que les acteurs politiques utilisent pour conquérir, conserver et exercer le pouvoir le plus longtemps possible dans les institutions politiques provinciales au Sud-Kivu. Les pratiques néopatrimonialistes dominent les élections et les nominations des acteurs politiques dans les institutions politiques provinciales au Sud-Kivu.
Q) Comment vos recherches antérieures sur l’ethnicité et le pouvoir politique sont-elles nourri ce nouveau travail ?
R) Oui, mes recherches antérieures sur l’ethnicité et l’organisation du pouvoir politique, s’est penché sur un seul aspect, on s’est focalisé sur l’identité ethnique en s’appuyant sur « les arrangements de le roche que les autres disent l’accord de la roche ». Tandis que dans cet ouvrage, j’ai essayé de montrer d’autres pratiques néopatrimoniales qui ruinent les institutions politiques provinciales du Sud-Kivu et qui handicapent le fonctionnement de ces institutions parce que les animateurs ne sont pas libres dans leurs fonctions.
Q) Quels sont les principaux enseignements que vous souhaitez que les lecteurs retiennent de votre ouvrage
R) Les principaux enseignements que je souhaite que les lecteurs retiennent de mon ouvrage, de savoir à la part les élections et des nominations, il y a d’autres pratiques que les acteurs utilisent pour accéder aux fonctions politiques dans les institutions politiques provinciales. Ces pratiques néopatrimonialistes limitent les acteurs à bien travailler pour l’intérêt de la province mais ils travaillent pour intérêt de celui l’a mis au pouvoir. Ces pratiques aussi sont les sources des crises institutionnelles, les instabilités politiques et sous-développement parce que tous les acteurs cherchent à satisfaire les intérêts de leurs patrons.
Q) Quels effets espérez-vous que ce livre produise sur les décideurs, les chercheurs et les citoyens du Sud-Kivu ?
R) J’espèce que l’effet sera grand, parce que ceux qui vont me lire, font comprendre la sociologie politique du Sud-Kivu, ils seront informés le pourquoi des crises institutionnelles et les instabilités politiques récurrentes et aussi le pourquoi le sous-développement dans la province du Sud-Kivu.
Q) Quelles reformes concrètes jugez-vous prioritaires pour réduire l’influence du néopatrimonialisme et renforcer l’Etat de droit ?
R) Reforme concrètes pour réduire l’influence du néopatrimonialisme et renforcer l’Etat de droit, il faut que les élections de gouverneur et vice-gouvernement se passent aux élections directes. Après les élections directes, que le président de la république signe les ordonnances en leur permutant dans les différentes provinces. Le gouverneur et son vice-gouvernement élue à au Sud-Kivu peut devenir le gouverneur du Kasaï, donc la territorialité de non originaire. Il faut aussi supprimer les postes de ministres provinciaux en faisant travailler les divisions provinciales. Parce que les divisions font le même travail avec les ministères provinciaux.
Q) Selon vous, comment la jeunesse et la société civile peuvent-elles contribuer à transformer ces logiques politiques ?
R) La jeunesse et la société civile peuvent contribuer à transformer ces logiques politiques en refusant d’être clochardisé, manipulé et aussi inféodé par les acteurs politiques. Je crois que si la jeunesse et la société civile sont très exigeantes, ces logiques politiques doivent changer.
Q) Quelle est votre vision d’un Sud-Kivu gouverné sr la base de la competence , de la transparence et de la redevabilité ?
R) Ma vision de voir que la population de la province du Sud-Kivu puisse bénéficier de ses richesses. De voir que tout le monde puisse avoir la chance d’accéder aux fonctions politiques sans discriminations ethniques, géographiques ou familiales pour le développement de la province.
Q) Que pouvons-nous retenir de vos anciennes publications ?
R) Ce que vous pouvez retenir de mes anciennes publications, comme je l’ai dit avant, mes anciennes publications se sont penchées sur l’ethnicité le pouvoir politique. Ici j’ai essayé de montrer de l’influencé de l’ethnicité dans l’organisation du pouvoir politique. Et aussi j’ai aussi parlé des associations tribalo-ethniques comme les acteurs importants dans l’organisation du pouvoir politique. Et aussi, j’ai essayé de savoir pour certaines groupes ethniques accèdent à la tête de la province, pourquoi pas les autres.
Q) Quel message Q) souhaiterez-vous adresser aux lecteurs qui découvriront votre livre ?R) Message que j’adresse aux lecteurs, de me soutenir en achetant et lisant cet ouvrage. Et aussi du critique scientifiquement pour une amélioration à la prochaine publication. Dans ce livre, j’ai évoqué des nouvelles théories, des nouveaux concepts que je n’aie jamais entendus en science politique comme par exemple, « autorité morale, notable etc. dans le contexte congolais. ». Aux études sur les institutions africaines, j’ai contribué à la compréhension de la gouvernance par le bas en République Démocratique du Congo et au Sud-Kivu en particulier. Les lecteurs qui vont cet ouvrage, vont trouver une boussole pour faire la différente démarcation des gouvernances des institutions politiques dans n’importe que pays africains.
Propos recceuillis par Sylvie NABINTU





