Le Ministre d’État aux Affaires Étrangères, investie des pleins pouvoirs par mandat présidentiel, a officiellement apposé la signature de la République Démocratique du Congo (RDC) au traité de l’Alliance Internationale du Cacao (AIC). À ses côtés figuraient Michel Arrion, Directeur exécutif de l’ICCO, et l’Ambassadeur Aly Touré, porte-parole des pays producteurs.
La cérémonie, tenue à Abidjan, s’est déroulée en présence de diplomates européens et de l’Ambassadeur de la RDC en Côte d’Ivoire. Fruit des travaux menés sous l’égide de la CNUCED, l’AIC 2026 entrera en vigueur le 1er octobre 2026. Ses deux piliers sont clairs, garantir un revenu vital aux producteurs et imposer un modèle de développement durable strict, avec traçabilité intégrale et engagement « zéro déforestation ».
En rejoignant cette organisation stratégique qui rassemble 51 États (22 exportateurs et 29 importateurs), la RDC ne joue pas un rôle symbolique, elle entend peser sur les équilibres mondiaux du cacao. La production congolaise de cacao a connu une croissance spectaculaire, de 41 000 tonnes en 2021, elle frôle désormais les 100 000 tonnes en 2025. Ce chiffre ne tient même pas compte des flux échappant aux statistiques officielles à cause de la contrebande transfrontalière.
Cette progression propulse la RDC au rang d’acteur incontournable du marché international. Historiquement dominé par l’axe Côte d’Ivoire-Ghana-Nigeria-Cameroun, le leadership africain du cacao doit désormais composer la montée en puissance de la RDC. Sous l’impulsion du Président de la République, l’objectif est de hisser la RDC dans le Top 3 mondial des producteurs de cacao d’ici 2030.
Cette ambition repose sur un cacao d’excellence, certifié aux standards internationaux et garanti « zéro déforestation ». La signature de ce traité à Abidjan marque un tournant majeur, elle consacre la RDC comme co-dirigeante du marché mondial du cacao. Le regard international change parce que le pays ne subit plus les règles, il contribue désormais à les écrire. Une reconquête de souveraineté économique qui replace la RDC au centre du concert des Nations.
Redaction





