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Journée internationale de la danse : entre célébration mondiale et réalités locales à Bukavu

Comme chaque année, le monde entier a vibré au rythme des pas et des chorégraphies à l’occasion de la Journée internationale de la danse ce 29 avril 2029. Instituée en 1982 par l’Institut International du Théâtre (ITI) sous l’égide de l’UNESCO, cette journée vise à rappeler que la danse est un langage universel, capable de transcender les frontières et de rapprocher les peuples.  

Cette année, le message officiel a été confié à la chorégraphe canadienne Crystal Pite, qui a insisté sur la danse comme miroir de l’humanité, un espace où se rencontrent nos fragilités et nos forces. Partout dans le monde, spectacles, ateliers et performances ont été organisés pour célébrer cet art vivant.

Bukavu : la danse comme outil de cohésion sociale

À Bukavu, chef-lieu du Sud-Kivu, la Journée internationale de la danse prend une résonance particulière. Dans une ville marquée par les défis socio-économiques et les tensions du quotidien, la danse s’impose comme un vecteur de cohésion sociale et de dignité.

Le Club Buena Salsa, relancé récemment, a organisé un gala réunissant des passionnés de bachata, kizomba, zouk et rumba. L’objectif est de professionnaliser les danseurs locaux et créer un espace où l’art devient une source de revenus et de reconnaissance.  

Le Centre Ndaro a également marqué cette journée en organisant une activité culturelle dédiée à la danse. À travers spectacles et ateliers, il a mis en avant la richesse des danses traditionnelles congolaises et leur rôle dans la préservation de l’identité culturelle. L’événement a rassemblé jeunes et adultes, confirmant que la danse est un outil de transmission intergénérationnelle.  

L’Institut français de Bukavu avait déjà ouvert la voie en 2024 avec une masterclass “Danse sans frontières”, animée par le chorégraphe burkinabé Serge Aimé Coulibaly. Cette initiative avait permis de réunir des danseurs de Bukavu, Goma et du Burundi, démontrant que la danse peut être un outil politique et social. 

Des artistes comme Achille Argus, poète et danseur, incarnent cette nouvelle génération qui utilise la danse pour transformer les consciences et redonner espoir à une jeunesse en quête de repères.

Alors que le monde célèbre la danse comme patrimoine universel, Bukavu illustre comment cet art peut devenir un instrument de reconstruction sociale. Là où ailleurs la danse est un spectacle, ici elle est aussi un acte de résistance culturelle et un moyen de bâtir des ponts entre communautés.

“Danser à Bukavu, c’est plus qu’un loisir. C’est une manière de dire que nous existons, que nous avons une voix et une identité”, confie une danseuse .  

Un participant au Centre Ndaro ajoute “les danses traditionnelles racontent notre histoire. Les partager aujourd’hui, c’est transmettre notre mémoire et notre fierté.”

La Journée internationale de la danse 2026 aura montré, une fois de plus, que cet art est universel. Mais à Bukavu, elle révèle surtout la capacité de la danse à devenir un outil de résilience, de transmission culturelle et de transformation sociale.

 

Rédaction 

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