Dans le Territoire de Kalehe, et plus particulièrement à Mbinga Nord, dans la province du Sud-Kivu, les enseignants des écoles primaires et secondaires tirent la sonnette d’alarme face à une situation qu’ils qualifient de « médiocre » et persistante. Selon eux, le non-respect du calendrier de paiement des salaires et l’absence de volonté du gouvernement d’augmenter leurs rémunérations plongent le corps enseignant dans une crise profonde.
La Nouvelle Société Civile, par la voix de son président Benjamin Mungazi, exprime une vive inquiétude. Elle rappelle que sans enseignants, aucune société ne peut former ses dirigeants, ses médecins, ses députés ou ses gouverneurs. Pourtant, ce sont ces mêmes enseignants qui, aujourd’hui, voient leurs droits bafoués, salaires non majorés, paiements irréguliers, conditions de vie précaires. Beaucoup vivent en location, parcourent de longs trajets à pied pour rejoindre leurs écoles, et peinent à scolariser leurs propres enfants au secondaire ou à l’université.
« Celui qui est violé dans son droit de salaire, qui ne reçoit pas à temps, qui ne peut pas garantir sa famille, c’est l’enseignant », déplore Benjamin Mungazi. Face à cette réalité, il appelle le gouvernement national, le ministre de l’Enseignement primaire et secondaire ainsi que toutes les autorités compétentes à s’impliquer urgemment. La revendication est claire, une majoration des salaires à la hauteur de 500 dollars par mois et un paiement régulier afin de permettre aux enseignants d’améliorer leurs conditions de vie. Ce cri d’alarme est un rappel de l’importance capitale du métier d’enseignant, pilier de toute société.
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