La région de Katoyi et de la chefferie des Bahunde, au sud du territoire de Masisi (Nord-Kivu), reste plongée dans une insécurité persistante. Depuis quatre jours, de violents affrontements opposent les miliciens Wazalendo, alliés aux FARDC, aux rebelles de l’AFC/M23. Les combats se sont poursuivis jusque tard dans la soirée de vendredi 20 février selon Radio Okapi.
Selon plusieurs sources locales contactez par Radio Okapi, les Wazalendo auraient repoussé les offensives du M23 et repris plusieurs villages, dont Miruta, Ngololo, Kanyatsi, Samaria et Mushebere. Les affrontements, marqués par des tirs d’armes lourdes et légères, ont secoué le groupement Ufamandu 1er durant toute la journée de vendredi. Une coalition de Mai-Mai Lamuka et Raia Mutomboki, dirigée par Noah Maachano, a également pris part aux combats contre les rebelles.
Parallèlement, des miliciens Wazalendo PARECO, conduits par Mutayomba et Kigingi, auraient reconquis le chef-lieu du secteur de Katoyi ainsi que le village de Nkokwe, dans le groupement de Kibabi. Leur entrée dans ces localités aurait eu lieu vendredi matin.
Malgré l’appel au cessez-le-feu lancé par l’Angola et censé entrer en vigueur le 18 février, les affrontements se poursuivent. La population vit dans la peur et l’incertitude, contrainte à des déplacements forcés. Des habitants commencent à regagner leurs villages, mais la société civile locale alerte, la situation reste instable et pourrait basculer à tout moment.
Face à ce cycle de violences, des acteurs locaux exhortent à un engagement diplomatique plus fort afin d’éviter une nouvelle escalade dans cette zone stratégique du Nord-Kivu.
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