Le journaliste engagé et responsable du média Kilalo Press, Lukama Zongwe Franck s’est imposé comme une voix incontournable dans le paysage médiatique congolais. Ses articles, centrés sur les questions environnementales, ne se limitent pas à informer , ils interpellent, dénoncent et exigent la transparence des institutions chargées de protéger les ressources naturelles du pays. En prônant la bonne gouvernance dans un secteur souvent miné par l’opacité et les intérêts particuliers, Zongwe s’est attiré autant de respect que de puissants adversaires. Mais cet engagement courageux lui vaut aujourd’hui de vivre sous la menace permanente.
Un combat pour la vérité sous la menace
Aujourd’hui, le journaliste vit caché, conscient que son engagement pour la transparence et la bonne gouvernance l’a placé dans la ligne de mire de puissants réseaux. Son témoignage illustre les dangers auxquels sont confrontés les professionnels des médias en République démocratique du Congo lorsqu’ils osent s’attaquer à des dossiers sensibles. Plus qu’un simple conflit, l’affaire révèle une tentative d’étouffer la vérité par la peur et la menace.
Un appel à la transparence qui vire à la persécution
Ses enquêtes sur le contrat controversé entre l’Institut Congolais pour la Conservation de la Nature (ICCN) et le sanctuaire indien Vantara ont déclenché une série d’attaques ciblées. Zongwe affirme être la cible d’une campagne de dénigrement orchestrée par certains médias proches de l’ICCN, l’accusant de manipuler la société civile et de financer des actions contre la direction nationale. Derrière ces accusations, il voit une stratégie visant à le discréditer et à justifier des représailles contre lui.
Des menaces directes contre sa vie
Le climat est devenu alarmant dans la nuit du 27 décembre 2025. Vers deux heures du matin, plusieurs véhicules se sont arrêtés devant le domicile. Sans l’alerte des voisins, ma femme et mes enfants seraient déjà morts », témoigne-t-il .
Quelques jours plus tôt, deux hommes et une femme s’étaient présentés chez lui sous prétexte de collaboration professionnelle, mais leur véritable intention semblait être de l’intimider.
Face à ces menaces, Zongwe raconte, « j’ai pris la fuite à cinq heures du matin, car rester était devenu impossible », confie-t-il. Sa vie familiale et professionnelle est désormais bouleversée par la peur constante d’une attaque.
L’interview annulée qui a révélé le piège
La tension s’est intensifiée lorsqu’il a annulé une interview exclusive prévue avec le conseiller du chef de l’État en matière d’environnement. Le jour même, Environews avait publié les questions qu’il comptait poser sur le contrat ICCN–Vantara. Informé par un appel anonyme qu’un piège se préparait contre lui, Zongwe a préféré annuler l’entretien trois heures avant l’heure prévue. « On voulait me transformer en accusé, m’interroger et m’arrêter »,
Contactez, l’une de responsable proche de la direction de l’institut Congolais pour la conservation de la Nature ICCN mais n’ont efforts n’ont pas abouti. Dossier à suivre…
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